Femme enceinte dévorée : un village de chasseurs ?

Depuis la découverte du corps d’Elisa Pilarski le 16 novembre, certains sont persuadés qu’une meute de chasse à courre est impliquée dans son décès. Selon les résultats de l’autopsie, la mort de la jeune femme "a pour origine une hémorragie consécutive à plusieurs morsures de chiens aux membres supérieurs et inférieurs ainsi qu’à la tête". A Saint-Pierre-Aigle, on ne croit pas à l’implication de ces animaux. Interrogée par Le Progrès, une habitante du village explique : "C’est tragique, mais je ne crois pas à la culpabilité de la meute de chasse à courre, bien qu’étant complètement opposée à ce genre de pratique". Une institutrice du village abonde, rapportant ce que lui ont dit certains de ses élèves, enfants de chasseurs : "Impossible que ces chiens qui chassent le chevreuil s’attaquent à un humain". C’est aussi la thèse défendue par la société de vénerie dont sont originaires ces animaux.

Les chasseurs se sont défendus et ont rapidement mis les chiens hors de cause, affirmant qu’ils ne présentaient aucune traces de morsure et ne pouvaient donc pas avoir été impliqués dans une confrontation avec le chien de la victime, qui a été blessé. Dans le village se trouve notamment Le Rallye de la passion, dont les chiens ont été aperçus en forêt le 16 novembre. "On respecte le deuil d’une famille et la plus grande discrétion dans une affaire tragique, avec la conviction que cette affaire ne nous regarde pas", explique au Progrès Antoine Gallon, qui s’occupe de la communication de la société de vénerie. "Il y a une coïncidence entre la présence de l’équipage en forêt et cette mort dans des conditions atroces, c’est tout", conclut-il.

L’implication des chiens de la chasse à courre est une des pistes suivies par les enquêteurs, qui attendent toujours les résultats des analyses ADN faites sur les chiens. Avant même de les connaître, ces derniers ont récemment écarté une des théories évoquées pour expliquer le décès d’Elisa Pilarski. Peu avant son décès, elle avait expliqué sur Facebook avoir croisé un homme qui promenait un chien de type malinois non tenu en laisse. Citée par BFMTV, l’avocate de la famille de la victime explique qu’"elle avait rencontré cet homme sur les plateaux, à un endroit où elle avait promené son premier chien. Ensuite, elle est partie dans la forêt pour ne pas avoir à le rencontrer à nouveau. On savait qu’il n’y avait pas de risque que ce soit ce chien malinois et son maître".

Débarrassez-vous des moustiques avec la lampe Vortex

Cet article vous a intéressé ?

Découvrez encore plus d'actualités,
en vous abonnant à la newsletter de Planet.

Votre adresse mail est collectée par Planet.fr pour vous permettre de recevoir nos actualités. En savoir plus.