Femme enceinte dévorée : le patron de la gendarmerie a été auditionné

Jean-Charles Metras explique au Courrier Picard avoir été auditionné dans cette affaire "au même titre que les gens présents" : "J’ai été auditionné comme témoin dans la foulée, dès samedi soir, quand je suis revenu, je suis passé par Soissons". S’il était bien présent sur les lieux du drame, il n’a pas pour autant "piloté le dispositif" d’enquête, comme il le précise au quotidien régional. "C’était mon adjoint qui était de permanence. Je suis allé à proximité, je me suis quand même approché mais j’ai pris mes distances dès que j’ai senti qu’il y avait une sensibilité", ajoute-t-il. Le lieutenant-colonel ne souhaite pas évoquer l’affaire alors que les chasseurs déclinent toute responsabilité dans le décès d’Elisa Pilarski : "Moi, je suis en attente des communications officielles", affirme-t-il, rappelant que "la gendarmerie a été écartée des investigations".

Selon les résultats de l’autopsie, Elisa Pilarski est décédée entre 13 heures et 13h30 le 16 novembre. Les chasseurs affirment que la chasse à courre a débuté à 13h30, soit après l’heure supposée de sa mort. Pourtant, selon BFMTV, des témoins ont affirmé aux enquêteurs avoir assisté à un premier lâcher de chiens à 13 heures, soit bien avant l’heure donnée par les chasseurs. Un détail qui est au cœur de l’enquête, mais Jean-Charles Metras affirme qu’il ne peut pas répondre à cette question car il "ne veu[t] pas court-circuiter la communication du procureur".

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