L'enquête sur la mort d'Elisa Pilarski, tuée par des chiens, se poursuit. Plusieurs pistes sont envisagées pour expliquer ce drame.
Femme dévorée par des chiens : les hypothèses des enquêteursIllustrationAFP

Que s’est-il passé le 16 novembre ? C’est la question que se posent les enquêteurs plus d’une semaine après le décès d’Elisa Pilarski, dont le corps a été découvert dans une forêt de l'Aisne, dévoré par des chiens. Les enquêteurs ont rapidement ordonné des prélèvements génétiques sur 67 chiens, les 5 de la victime, mais aussi les 62 animaux d’un équipage de chasse à courre, dont 21 participaient à une chasse ce jour-là. Les analyses pourraient prendre jusqu'à six semaines et, en attendant, trois hypothèses se dessinent pour expliquer le décès de la jeune femme, enceinte de six mois.

Vers 12 heures, peu de temps avant sa mort, Elisa Pilarski a indiqué sur Facebook avoir croisé un chien malinois qui n’était pas tenu en laisse par son maître, avec lequel elle aurait eu une altercation. Interrogé par France 3, son compagnon rejette cette hypothèse, expliquant : "Elle a bien croisé un homme qui ne tenait pas son chien en laisse, je pense qu’ils se sont un peu engueulés, mais à mon avis cela ne rentre pas dans l’affaire". D’après lui, sa compagne l’a appelé vers 13 heures pour lui dire "qu’elle était attaquée par plusieurs chiens" et qu’elle "se faisait mordre à la jambe et aux bras". Elle aurait également affirmé qu’elle "n’arrivait pas à tenir Curtis".

Une attaque de son propre chien ?

Ces déclarations mènent vers une seconde piste : une attaque de chiens participant à la chasse à courre. La société de vènerie a démenti cette hypothèse, indiquant dès le vendredi 22 novembre qu’aucun chien du chenil n’était impliqué dans le décès d’Elisa Pilarski. Cité par RTL et l’AFP, le directeur de la communication de la société de vènerie explique que "des vétérinaires mandatés par les gendarmes ont inspecté les 62 chiens de l’équipage et [qu’]aucun ne présentait de traces de morsure". Il ajoute que cette découverte "disculpe totalement la chasse à courre".

Un troisième scénario pourrait donc être envisagé : celui d’une attaque par son propre chien, Curtis. Selon le compagnon d’Elisa Pilarski, interrogé par France 3, ce dernier était "son bébé", ajoutant que "ceux qui connaissent Elisa et Curtis savent que c’était un duo qui marchait bien". Pourtant, d'après un chasseur interrogé par BFMTV, il aurait tenu un tout autre discours le 16 novembre. "Il m’a dit : ‘je cherche mon chien, faites attention à vos chiens, car le mien est très dangereux’", explique le chasseur, disant avoir été "un peu sceptique" sur le moment. Il aurait alors répondu que les chiens de la chasse à courre "n’étaient pas méchants", mais le compagnon aurait "répété que ses chiens étaient ‘très méchants’ et qu’il fallait faire attention".

Selon des proches de la victime, qui ont donné des nouvelles de Curtis sur Facebook, le chien "a été emmené à la fourrière où il est toujours, seul, triste". Comme le précise La Voix du Nord, le chien a été pris en charge par un vétérinaire après le drame et, selon le procureur de Soissons, il devait faire "l'objet d'un examen comportemental". Afin de faire toute la lumière sur cette affaire, le parquet de Soissons a ouvert une information judiciaire contre X du "chef d’homicide involontaire par maladresse, imprudence, inattention, négligence ou manquement à une obligation de prudence ou de sécurité imposée par la loi ou le règlement résultant de l’agression commise par des chiens".

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