Lorsque des membres de l'Eglise sont impliqués dans des affaires de pédophilie, la loi du silence s'impose parfois. Face à cette omerta, l'Eglise peut-elle engager sa responsabilité devant la justice ?
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Responsabilité de l'Eglise face aux scandales : le débat relancé ?

L’Eglise catholique n’est malheureusement pas à son premier scandale de pédophilie. Il y a une dizaine de jours, une gigantesque affaire d’abus et d’agressions sexuels a éclaté aux Etats-Unis. Avec plus de 300 prêtres impliqués et au moins 1000 enfants victimes, le Pape a dû publier, lundi 20 août, une lettre adressée au "peuple de Dieu". Dans sa missive, le pontife a dénoncé les violences sexuelles et a appelé tous les catholiques à s’impliquer dans cette lutte.

En France, la dernière affaire en date est celle du cardinal Barbarin, à qui il est reproché d’avoir couvert des faits d’agressions sexuelles commis dans les années 1970 et 1980. Il est vrai qu’il est parfois reproché à l’Eglise catholique de faire preuve d’une trop grande loi du silence. A travers ces deux affaires, il s’agit de mettre en lumière ce que risque l’Eglise catholique française s’il lui était reproché un scandale de cette ampleur.

Au-delà des sanctions pénales prévues contre les auteurs des faits, tout l'enjeu consiste à comprendre ce qui est concrètement reproché aux complices de l’omerta. L’Eglise en tant qu’institution peut-elle voir sa responsabilité engagée ? Guillaume Jeanson, avocat au barreau de Paris et porte-parole de l’Institut pour la Justice, répond à nos questions.

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