"Jusqu'au bout, il a supplié avec ses yeux"

Isabelle Tessier, confie au micro de RTL que "ce qu'il y a de sûr, c'est que si on n'était pas venus à l'improviste cinq jours avant sa mort, mon père serait mort dans l'indifférence la plus totale".

Elle ajoute, abattue, avoir du mal à faire son deuil :

"Comment vous voulez faire le deuil de votre papa quand vous savez comment il est mort, comment pendant des semaines il a souffert, c'est inhumain", déclare-t-elle. " Même un chien fait pas ça, on le pique le chien. Jusqu'au bout, il a supplié avec ses yeux", confie cette femme consternée.

"C'est marqué dans le dossier médical que j'ai récupéré et ils n'ont rien fait, ils l'ont laissé souffrir dans l'indifférence. J'ai tout le restant de ma vie pour que la justice soit faite mais je ne lâcherai jamais", clame-t-elle au micro de RTL.

La fille de cet octogénaire attend "de cette plainte que les défaillances de l'établissement soient reconnues par la justice".  "Je suis persuadée que le cas de mon père n'est pas un cas isolé au sein de cet établissement", avance-t-elle.