"Make our planet great again". La phrase préférée d'Emmanuel Macron a pris un coup dans l'aile. D'après le texte que s'est procuré Libération, le gouvernement envisage de revenir sur une promesse essentielle du projet du présidentiel.

Emmanuel Macron : un projet de loi surprenant

Emmanuel Macron a beau se faire le chantre de la transition écologique face à un Donald Trump toujours plus provocateur, les récentes publications de Libération entachent durablement sa crédibilité. Le quotidien s’est procuré en avant-première la proposition de loi gouvernementale portant sur la consommation énergétique en France.

Après avoir renoncé à baisser la part du nucléaire de 75 à 50% d’ici 2025, l’exécutif prévoit de renoncer à l’objectif de division par quatre des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2050. A la place, il est question "d’atteindre la neutralité carbone". C’est-à-dire l’équilibre entre émission et capacité d’absorption. Une proposition prévue dans l’article 1 qui envisage également une diminution des objectifs en matière d’économie d’énergie. Ils passent à une diminution de 17% d’ici 2030 contre les 20% actuellement fixés.

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Emmanuel Macron : des conséquences grave

Concrètement à quoi engage la neutralité carbone mise en avant dans cette proposition ? A pas grand-chose, et c’est bien le problème explique une juriste contactée par Libération : la neutralité carbone n’est présente que dans l’accord de Paris et sans "aucune valeur contraignante". Si dans une étude d’impact associée au projet de loi, il est bien question d’un facteur 8 et non plus d’un facteur 4, elle explique qu’il n’est pas contraignant non plus s’il n’est pas inscrit dans la loi avec des objectifs chiffrés.

L’objectif de division par quatre figurait dans la loi depuis 2005 et avait été confirmé par les gouvernements successifs.

Une indiscrétion qui tombe mal alors que la NASA a confirmé hier que l’année 2018 faisait partie des quatre années les plus chaudes depuis 140 ans et que la France n’a pas tenu ses engagements de réduction de gaz à effet de serre en 2016. Point positif toutefois du texte relevé par Libération, l’accélération de la baisse de la consommation des énergies fossiles. Le projet de loi a été soumis au Conseil économique, social et environnemental pour avis.

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