Une enseignante travaillant à Nogent, dans le Val-de-Marne, a été placé en détention le jeudi 16 avril 2020. Elle s'est présentée au commissariat pour dire qu'elle avait violé sa fille.
Elle viole sa fille de six mois et est placée en détentionAFP

Des faits sordides. Devant les forces de l'ordre, qu'elle est allée chercher aux commissariat de Nogent-sur-Marne, cette mère de famille sort son téléphone. Elle leur montre alors une vidéo sur laquelle elle figure avec son enfant – une fille de six mois – et qui illustre le viol de son bébé, informe Le Parisien. L'institutrice, qui enseigne dans plusieurs collèges du département et qui va parfois jusqu'en Seine-Saint-Denis, s'adonne en effet à des actes de pénétration digitale sur la table à langer.

La mère, soupçonnée de "viol incestueux sur mineur de moins de 15 ans", a donc été mise en examen. Âgée de 41 ans, elle a présenté d'elle même la vidéo aux agents de police, expliquant être accusée de pédophilie par le rectorat de Créteil. "Nous n'avons eu aucune remontée sur cette affaire. S'il y avait eu le moindre soupçon, l'enseignante aurait évidemment été suspendue sur le champ à titre conservatoire. Et un signalement aurait été transmis au parquet", ont pourtant assuré les représentants de l'institution, contacté par le quotidien régional.

Depuis la professeure a été examinée par un psychiatre et l'enfant confiée à l'unité médico-judiciaire. La mère de famille a expliqué aux experts avoir "elle-même subi ce genre d'attouchements quand elle était enfant", ainsi que le rapporte une "source proche de l'enquête". Résultat ? Elle fait montre d'une "altération du discernement", mais pas de son abolition. Elle est donc susceptible d'être sanctionnée sur le plan pénal, mais fera "vraisemblablement l'objet d'une seconde expertise psychiatrique", explique une source judiciaire.

A-t-elle croisée d'autres enfants ?

Une situation qui n'est pas sans inquiéter les parents d'élèves des établissements où elle a pu enseigner. "Mon enfant l'a eue comme professeur de musique. C'était quelqu'un d'extrêmement étrange", décrit un père de famille dont la progéniture étudie au collège Ronsard, à Saint-Maur. Il parle d'une femme "très renfermée".

Pour autant, pour l'heure aucun élève ne s'est plaint de comportements déplacés. Un fait à vérifier au cours de l'instruction.

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