Différents journalistes dont Elise Lucet ont évoqué une possible censure d'un reportage d'Envoyé spécial. Plusieurs pays sont cernés ...
AFP

Elise Lucet censurée ? Interruption d'Envoyé spécial dans plusieurs pays

La célèbre émission d’Elise Lucet a-t-elle été victime de censure ? Jeudi 10 décembre au soir, plusieurs journalistes ont dénoncé l’interruption dans plusieurs pays d'afrique d’un reportage d’Envoyé spécial portant sur l’industrie du cacao en Afrique. D’après eux, la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso et le Sénégal sont concernés. Alors que 2.58 millions de téléspectateurs français étaient devant leur écran pour admirer l’enquête édifiante de France 2, un journaliste de France 24 à Abidjan alerte sur Twitter l’arrêt du reportage en question.

Comme le souligne Le Figaro, un second journaliste, cette fois-ci de RFI Afrique vient confirmer les affirmations évoquées précédemment. D’après lui, l’émission a été remplacée par un documentaire des années 70 sur les fontaines de Paris.

Suite aux alertes de journalistes, Elise Lucet a immédiatement réagi sur Twitter avec un message ironique laissant penser à une censure de l'émission... 

Elise Lucet censurée ? La société de production se justifie

Le lendemain de ce tweet, Elise Lucet est revenue sur ses propos de la vieille en précisant sur le réseau social : "Pas de censure sur le reportage concernant le cacao en Côte d’Ivoire dans Envoyé Spécial. C’est la société de production qui a réalisé l’enquête qui a demandé la non diffusion en Afrique de ce sujet sans en informer Envoyé Spécial pour protéger localement certains intervenants."

Contacté par L e Figaro, France 2 a affirmé que le signal de la chaîne était géré par TV5Monde, tout en précisant que la diffusion du reportage avait été interrompue pour protéger les sources rencontrées localement. La chaîne a souligné que la société de production Premières lignes aurait fait une demande auprès du diffuseur pour ne pas diffuser l’émission dans les pays concernés par l’enquête de l’équipe de France télévisions.

Luc Hermann, dirigeant de Premières lignes, a par ailleurs répondu aux questions du Figaro. D’après lui, il s’agirait d’une anomalie au sein de la société : "Une collaboratrice qui, par prudence pour protéger les intervenants, a demandé à France Télévisions de ne pas diffuser le reportage sur le territoire africain. Elle l’a fait de son propre chef c’est pour cette raison que Paul Moreira (journaliste envoyé en Côte d’Ivoire pour l’enquête, NDLR) n’était pas au courant".

En effet, comme le rappelle Le Figaro, ni Élise Lucet, ni les deux journalistes présents en Côte d’Ivoire pour l’enquête (Paul Moreira et Pedro Brito Da Fonseca) n’ont été mis au courant de cette requête.

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