Ecarté de la politique et contraint de démissionner du FMI en 2011 suite à l’éclatement de l’affaire du Sofitel, Dominique Strauss-Kahn se consacrerait désormais pleinement à la finance. Une activité qui lui rapporterait plus ou moins gros.

Un peu plus de trois ans après l’affaire du Sofitel et la descente aux enfers qui l’a précédée,  Dominique Strauss-Kahn a dû faire face à un nouveau coup dur. Thierry Leyne, l’homme avec qui il s’était associé l’an dernier pour monter la société LSK (Leyne Strauss-Kahn) s’est suicidée la semaine dernière en Israël. "Touché" par ce drame, l’ex-patron du FMI a ainsi évoqué auprès du Parisien "la disparition de sa femme qui l’avait profondément marqué" mais aussi la "série d’emprunts excessifs" qu’il avait contractée, pour expliquer les raisons de ce geste.

Un mode de gestion de ses comptes personnels que Thierry Leyne aurait également appliqué à ceux de LSK. Aussi, DSK aurait décidé l’été dernier de quitter le navire après s’être aperçu que "le projet n’était pas conforme à ce qu’(ils) avaient envisagé ensemble". Une décision sans doute intervenue trop tard. Le fonds d’investissements que les deux hommes avaient monté et qui était basé au Luxembourg connaît actuellement de grosses difficultés financières, et risque même la faillite. Si bien que l’ex-époux d’Anne Sinclair serait sur le point de perdre tout l’argent qu’il y avait investi. "J’ai probablement perdu mon investissement et n’ai jamais perçu aucune rémunération", a-t-il confié au Parisien avant d’ajouter : "A mon échelle, c’est beaucoup d’argent". Le journal évoque la somme de "quelque 625 000 euros".

700 000 euros de dividendes en 2012Mais si LSK ne s’est pas avérée une affaire juteuse pour DSK, d’autres au contraire l’ont été. Il y a notamment la société Parnasse International. Créée il y a deux ans, cette société d’expertise s’arrache à l’étranger, si bien que l’ex-ministre de l’Economie sous Jacques Chirac serait parvenu à se verser près de 700 000 euros de dividendes rien que la première année, révélait Capital. Un chiffre qui a sans doute augmenté depuis. Les conseils avisés de Parnasse seraient en effet particulièrement demandés par les riches dirigeants d’entreprise russes et chinois, lesquels n’hésiteraient pas à débourser entre 50 000 et 150 000 pour une demi-heure de discussions avec l’ex-patron du FMI.

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Un contrat avec le Kremlin ?Jouissant à l’étranger d’une certaine popularité doublée d’une reconnaissance de ces compétences, DSK se serait par ailleurs laissé approcher par Vladimir Poutine. En effet, une enquête de France Inter a récemment révélé qu’il aurait accepté de livrer sa précieuse expertise pour "réformer l’économie russe et dynamiser son marché intérieur". En d’autres termes, DSK aurait été recruté par le Kremlin pour l’aider à contourner les sanctions prises à son encontre par l’Union européenne dans le cadre du conflit qui a actuellement lieu à propos de la Crimée. Et si l’on ignore combien cette mission a été facturée, l’on peut aisément supposer que le montant comporte plusieurs zéros.

Vidéo : La leçon de DSk au Sénat

 

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