Six hommes soupçonnés d'appartenir à un groupuscule néonazi ont été interpelés ce mardi matin dans la région de Morteau (Doubs). Membres présumés du groupe "Blood and Honour C18", les hommes avaient annoncé sur Internet que la section allait agir prochainement pour "la race".
©AFP

Un groupuscule néonazi qui avait annoncé vouloir passer à l’action pour "la race" a été démantelé ce mardi matin dans la région de Morteau (Doubs). Selon la gendarmerie, six hommes ont été appréhendés ce mercredi matin.

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Une montée en puissance récente

Dénommé "Blood and Honour C18" ("Sang et Honneur Combat 18"), le groupe se présente sur son site Internet comme "une organisation terroriste. Seule section qui met l’action pour la race devant toutes ses priorités". A l'origine de nombreux tags néonazis, le groupuscule prévoyait de passer prochainement à l'action. "Nous avons entendu beaucoup de sarcasmes à propos de notre organisation. Nous allons donc mettre les choses au point une bonne fois pour toute", est-il également possible de lire. Sur son site Internet, une photographie sur laquelle huit hommes cagoulés arborent des fusils de chasses, un fusil à pompe et même une kalachnikov a même été publiée la semaine passée. Plusieurs tags "Blood C18 Honour" ont par ailleurs été récemment découverts sur des bâtiments de la région de Besançon.

Action, réaction

Pour l’heure, des perquisitions sont en cours aux domiciles des six personnes interpelées plus tôt ce matin. "Ce groupe qui célèbre tous les ans l’anniversaire d’Hitler et dont le site internet contient des propos racistes et néonazis, est surveillé depuis un certain temps par la cellule nationale d’enquête qui agit sur les groupuscules extrémistes", a indiqué Didier Guériaud, officier de communication de la région de gendarmerie de Franche-Comté à 20 minutes.

Si les fouilles sont concluantes, les individus pourraient être mis en examen pour "port d’armes illégales", "organisation et participation à un groupe de combat" et "associations de malfaiteurs en vue d’un délit puni de dix ans de prison". Le procureur de la République de Franche-Comté en charge de l’affaire envisage par ailleurs de poursuivre les hommes pour "incitation à la haine raciale".

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