Henri Leclaire a été mis en examen ce mardi matin dans l’affaire du double meurtre de Montigny-lès-Metz. Le septuagénaire avait été convoqué à Metz (Moselle) par le juge d'instruction.  

L’affaire du double meurtre de Montigny-lès-Metz (Moselle) en finira-t-elle jamais ? Henri Leclaire a été mis en examen ce matin par un juge d’instruction à Metz. Il s'agit du troisième suspect dans cette enquête qui dure maintenant depuis 28 ans.

Aujourd’hui âgé de 65 ans, Henri Leclaire a été mis en cause par un témoignage au cours du procès de Francis Heaulme en mars dernier pour l’assassinat de deux garçons en 1986 près de la gare ferroviaire de Montigny-lès-Metz.

Ce sont les témoignages accablants d’un ancien cheminot et d’une habitante de Metz deux jours avant l’ouverture du procès qui ont reporté les soupçons sur cet ancien manutentionnaire.
En outre, plusieurs témoins affirment l’avoir vu sur le talus ferroviaire où ont été retrouvés les corps des deux enfants massacrés à coups de pierre. Henri Leclaire, lui, nie ces allégations.

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Une affaire marquée par une erreur judiciaire

Pourtant, l’homme qui se présente aujourd’hui devant les juges d’instruction avait avoué dès le début de l’affaire avoir tué Cyril Beining et Alexandre Beckrich, alors âgés de 8 ans. Henri Leclaire était ensuite revenu sur sa déclaration et les enquêteurs avaient entre-temps reçu les aveux d’un adolescent, Patrick Dills. Le jeune apprenti-cuisinier avait alors été condamné à perpétuité. Il a finalement été blanchi et acquitté en 2002.

Plus tard, le routard du crime Francis Heaulme a également été suspecté par les policiers (si son procès a été renvoyé, il reste toujours accusé). Ce dernier a reconnu sa présence près des lieux du crime mais nie toujours en être l’auteur. Il a désigné Henri Leclaire comme seul responsable du double meurtre.

Au terme d’une nouvelle enquête, Henri Leclaire avait par ailleurs bénéficié d’un non-lieu en mars 2013, tandis que Francis Heaulme se retrouvait seul devant les assises.

Les aveux troublants devant un témoin

L’épouse d’un clerc de notaire de Metz s’était fait connaitre seulement deux jours avant l’ouverture du procès du tueur en série français. Celle-ci avait alors expliqué qu’Henri Leclaire s’était confié à elle en 2012, avouant s’en être pris aux enfants mais sans les avoir tué.

Confronté à ce témoignage, le nouveau suspect a admis avoir tenu ces propos mais a aussi affirmé avoir tout inventé.

Les enquêteurs doivent maintenant faire la lumière sur ce nouveau rebondissement 28 ans après le double meurtre.

> Vidéo sur le même thème : d ouble meurtre de Montigny-les-Metz : Henri Leclaire chez les juges