Peut-on vraiment se reposer sur l'immunité de groupe pour se protéger du coronavirus ?

"Je ne veux pas dresser une image catastrophique mais je pense que nous devons être réalistes", poursuit la directrice du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies. Et elle d'ajouter, comme une mise en garde : "Ce n'est pas le moment, maintenant, de se relâcher complètement". Selon elle, "85% à 90%" des Européens, et donc par extension des Français sont encore à risques.

"Le déconfinement, on ne le fait que quand une partie de la population est immunisée. Là nous ne sommes mêmes pas à 5%", alertait d'ailleurs le docteur Vincent Carret, praticien hospitalier interrogé par Var-Matin, quelques semaines avant la fin des mesures de restriction des déplacements. Il commentait déjà avec scepticisme la date à l'époque : "Ce serait beaucoup trop tôt. Le danger, c'est de se prendre une deuxième vague. Et là, on ne s'en remettra pas", affirmait-il.

"Pour que l'immunité collective soit suffisante pour éviter une deuxième vague, il faudrait 70% de personnes immunisées. On est très en dessous", expliquait aussi Simon Cauchemez, autre chercheur, contacté par l'AFP.

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