Une très mauvaise blague. Trois gilets jaunes ont été placés en garde à vue vendredi pour avoir mis en scène une décapitation d'un pantin à l'effigie d'Emmanuel Macron à Angoulême, en Charente.

 "Décapitation" d’Emmanuel Macron : des gilets jaunes mis en examen

Un pantin à l’image du président tranché à la hache !Voici pourquoi trois gilets jaunes ont été mis en examen ce samedi, après une nuit en garde à vue. Ils sont accusés de "provocation à la commission d'un crime non suivie d'effet et outrage à personne dépositaire de l'autorité publique", indique France Bleu La Rochelle.

 Les trois organisateurs de la manifestation dans le parc de Bourgines à Angoulême, deux hommes et une femme âgés de 25 à 45 ans, ont finalement pu rentrer chez eux.  Un juge d’instruction décidera des suites de l’affaire, après les avoir entendus.

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" Décapitation" d’Emmanuel Macron : un simulacre pourtant déclaré

Du second degré ? C’est ce qu’estime l’avocat parisien des trois gilets jaunes, Pierre-Henri Bovis.Pour lui, il s’agit d’une "surmédiatisation d’un événement fait par les 'gilets jaunes' et pour les 'gilets jaunes', dans un esprit de second degré". Il affirme par ailleurs que les trois personnes "regrettent" et qu’ils n’avaient pas "l’intention de choquer".

La scène, qui a eu lieu le vendredi 21 décembre, avait été déclarée et autorisée par la préfecture de Charente. Toutefois cette déclaration semblait incomplète ou inexacte. Toujours selon France Bleu, "on leur reproche d'avoir présenté la manifestation comme une garden-party pour l'anniversaire du président mais d'avoir occulté leur intention d'organiser un simulacre d'exécution."Une cinquantaine de manifestants y étaient mobilisés.

La simulation, ensuite diffusé sur Twitter, avait fait réagir le Premier ministre, Edouard Philippe. "Un simulacre de décapitation du chef de l’État… Des agressions d’une violence inouïe contre des policiers… Des gestes antisémites en plein Paris… Il est hors de question de banaliser de tels gestes qui doivent faire l’objet d’une condamnation unanime et de sanctions pénales"

En vidéo : Emmanuel Macron : ses annonces pour calmer les "gilets jaunes"