L'un des articles publié par ce célèbre quotidien déplaisait visiblement à Cyril Hanouna. C'est pourquoi l'animateur, concerné au premier chef par le papier, l'a fait retirer de l'édition. De quoi offusquer les représentants des journalistes…
AFP

Cyril Hanouna : pourquoi il a fait retirer un article de l’édition dominicale du Parisien

"Plus ça va et plus Hanouna est gonflé d’arrogance", lance un représentant anonyme du personnel de C8, dans les pages du Parisien. C’est d’ailleurs cet article que l’animateur a fait déprogrammer, rapporte Libération. Il s’est fendu d’un SMS à la rédaction en chef du quotidien régional, indiquent les syndicats.

"Le public voit son côté sympathique, mais en coulisses, il est autoritaire et cinglant. Le succès lui est monté à la tête et nous, ça va nous retomber dessus", ajoute le même témoin, qui est loin d’être le seul interrogé sur la prochaine arrivée de Cyril Hanouna et de son équipe dans les locaux de C8. "Je n’en ai pas dormi de la nuit", lance une autre employée, visiblement inquiète depuis la nouvelle. D’autres salariés évoquent les difficultés impliqués par le fait de travailler pour une telle personnalité. Ils parlent d’une "pression de digue, avec des jours compliqués" et d’un "turn-over très important".

En dépit d’autres témoignages plus élogieux, l’article a visiblement agacé le célèbre animateur. Sur Twitter, il s’en est pris au journaliste qui a rédigé le papier, Michaël Zoltobroda, non sans lâcher "des milliers de ‘fanzouzes’ énamourés dans son sillage", précise Libération. Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que "Baba" procède ainsi, rappelle encore le journal.

Cyril Hanouna : la véritable teneur des menaces envoyées au Parisien

Le texto envoyé par l’histrion de C8 viserait à faire pression, poursuivent syndicats. "Cyril Hanouna menace de ne plus ‘rien faire avec Le Parisien’ et de ‘prévenir la famille propriétaire du canard qui a toujours été cool’ avec lui", souligne le collectif dans un communiqué publié en interne. Un autre texte, signé par la société des journalistes du Parisien dénonce d’ailleurs "avec la plus grande fermeté" ce qu’elle estime être "une atteinte inacceptable" à son "indépendance éditoriale".

"C’est un choix d’ordre professionnel et non de la censure", affirme pour sa part Maguelone Bonnaud, la rédactrice-en-chef qui a décidé de programmer l’article en question. S’il n’a pas été dé-publié à proprement parler, cette initiative a tout de même empêché les 140 000 lecteurs hebdomadaires du quotidien de lire le texte de Michaël Zoltobroda.

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