Ils étaient prêts à tout pour s'amuser et ont très probablement déchanté. Et pour cause ! Le moins que l'on puisse dire c'est que ces ardents soupirants n'en ont pas eu pour l'argent… Pis encore ! Ils se sont peut-être mis en danger.
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Grave arnaque aux produits aphrodisiaque : trois commerçants condamnés

Les plus indicibles de vos aventures étaient pour eux l'occasion de devenir riches. Ces trois hommes, qui ont été condamnés à la mi-mai 2019, vendaient des médicaments aphrodisiaques aux Nantaises et aux Nantais dans le besoin, non sans les assurer de la fiabilité de leurs produits. Estampillés "100% naturels" et "sans effets secondaires", ces remèdes auraient pourtant pu s'avérer dangereux alerte le quotidien local L'Eclaireur, dont les informations sont reprises par le site Actu.fr.

Et pour cause ! Il s'agissait en vérité de produits sans autorisation administrative, importé en contrebande et fabriqués à base de mélanges d'autres médicaments. Ces stimulants sexuels, que les trois hommes vendaient dans leurs multiples sex-shops comportaient "les principes actifs du Viagra et du Doliprane", écrivent nos collègues. "Ce marché est extrêmement lucratif", rappelait d'ailleurs le procureur, lors de l'audience. Avant de fustiger : "Ils se sont fait de l'argent sur la santé des gens."

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Les trois escrocs ont finalement écopé de lourdes amendes : le premier prévenu, âgé de 42 ans, a été condamné à payer 20 000 euros au Trésor public et 110 000 aux douanes. Son complice trentenaire devra également payer 20 000 euros au Trésor, mais seulement 17 000 aux services frontaliers. Enfin, le troisième et dernier prévenu devra s'acquitter d'une sanction assez faible, en comparaison : 5000 euros pour le Trésor et 16 000 euros pour les douanes. Cependant, il est également interdit d'exercer toute fonction médicale ou paramédicale pour les trois prochaines années.

Grave arnaque aux produits aphrodisiaques : plusieurs milliers de cachets saisis en 2018

C'est loin d'être la première fois que les escrocs s'en prennent à la sexualité de leurs victimes. En septembre 2018, par exemple, les services de douanes saisissaient quelques 10 000 cachets bleus, rapporte France 3 Régions. En pratique, ces mille tablettes de 10 pastilles n'avaient pas d'emballage ou de notice. "C'est en ouvrant un carton que de nombreuses tablettes de 10 cachets de ‘sildamax 100', en forme de losange de couleur bleue, semblant contrefaire des médicaments contre le dysfonctionnement érectile ont été découvertes", expliquaient les services de douanes.

C'est lors du contrôle d'un poids lourd immatriculé en Pologne que les plaquettes ont été retrouvées. L'opération a eu lieu à la sortie du tunnel sous la Manche, à Calais.

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