Près des gorges du Verdon, une quarantaine de gendarmes ont été mobilisés pour chercher quatre touristes pendant plus de 24 heures. Ils étaient en fait rentrés chez eux, sans prévenir, laissant leurs canoës vides. Alors qui paye quoi ? Que prévoit la loi, et combien coûte ce type d’intervention ?

Quatre touristes ont été retrouvés sains et saufs, hier, dans le Verdon. Les secours les ont cherchés pendant deux jours, mais il est impossible d'engager de poursuites judiciaires à leur encontre. Ils ne paieront rien, excepté une amende de 35 euros car leur canoë a été retrouvé dans une zone interdite à la navigation. Chaque année, plusieurs dizaines de milliers de touristes sont secourus. Principe jusqu’alors immuable, les secours d’urgence sont depuis toujours gratuits.

Même si le sauvetage est toujours gratuit, il a un coût : l’argent est celui du contribuable. Le sauvetage de vie humaine est gratuit indépendamment du temps passé et des moyens mis en œuvre. Sauf quelques exceptions. Les explications dans les pages suivantes. 

En mer

Les secours en mer sont l’affaire des hommes de la SNSM, la Société nationale des sauvetages en mer. Là encore, la gratuité est de rigueur, seul le remorquage est payant.
Il faudra ainsi débourser 90 euros pour le rapatriement d'une planche à voile. Le remorquage d'une embarcation en détresse est en effet facturé selon un barème établi en fonction du temps d'intervention et de la taille du bateau de secours.

En montagne

Publicité
En montagne, la municipalité peut faire payer l’intervention sur le domaine skiable, une somme généralement prise en charge par l’assurance, que ce soit les frais de recherches ou le transport sur civière ou en hélicoptère. Le coût d’une intervention en hélicoptère est en moyenne de 8 600 euros.

Recevez toute l'actualité chaque jour GRATUITEMENT !

X
Publicité

Contenus sponsorisés

Publicité