Accablés par les nouvelles contraintes administratives, plusieurs milliers d'agriculteurs ont manifesté leur ras-le-bol partout en France, ce mercredi 5 novembre.

Des tracteurs à l'assaut des villes

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Incompris et submergés par les contrôles et autres démarches administratives, les agriculteurs de la France entière ont manifesté dans les grandes villes. Dès le lever du jour, des tracteurs ont mené des opérations escargots sur les grands axes routiers et ont débarqué dans les centres-villes de plusieurs agglomérations. (© @FNSEA)

La FNSEA : figure de proue du mouvement contestataire

La Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA) a appelé tous les agriculteurs, jeunes et anciens, à se rassembler et à protester dans le calme contre les mesures "étouffantes" du gouvernement à l'encontre de l'agriculture française. (© @FNSEA)

Des pommes de terre dans Paris

Cinquante tonnes de pommes de terre ont été déversés place de la République à Paris. Les agriculteurs d'Ile-de-France ont aussi distribué, gratuitement, des fruits et légumes aux passants afin de promouvoir le "made in France".

Certains exploitants ont même passé en revue les camions alimentant les réfectoires de Bercy, déplorant le nombre important de produits importés. "Le ministère de l'Economie devrait être exemplaire dans le Made in France et ce n'est pas le cas", a relaté Samuel Vandaele, secrétaire général adjoint des Jeunes Agriculteurs, au Parisien. (© @FNSEA)

Toulouse sous le fumier

3.000 protestataires se sont rendus dans la ville rose, à bord de centaines de tracteurs et de camions bennes, pour déverser du fumier devant l'Office nationale de l'eau et des milieux aquatiques (Onema). "Nous voulons une simplification administrative [...] pour que nous puissions faire convenablement nos épandages d'engrais et de fumier", a déclaré Jean-François Breton, trésorier de la FNSEA de Haute-Garonne.

L'Omena n'a pas été l'unique cible des agriculteurs de la région. Le local d'Europe Ecologie les Verts, ici sur la photo, a également été recouvert de fumier. (© @FNSEA)

A Nantes, la manifestation se transforme en défouloir

En Loire-Atlantique, les agriculteurs ont laissé leur colère prendre le dessus sur les évènements. Dès 13 heures, des tonnes de terre, de fumier, de papier ou encore de plumes ont été déversées devant la préfecture nantaise, rendant ses abords méconnaissables, sous les yeux des passants et des policiers médusés.

Face à ce débordement "sale et irrespecteux", un agriculteur se justifie : "C'est juste pour marquer le coup. Après un bon nettoyage, il n'en restera plus rien." (© @FNSEA)

La préfecture de Loire-Atlantique sous les détritus

Les tracteurs ont déversé leur chargement aux cris des manifestants scandant "Y a le feu dans nos campagnes !" (© @FNSEA)

Envolée de plumes sur le pavé nantais

(© @FNSEA)

Des ragondins lâchés dans les rues

Dans l'escalade de leur mécontentement, les agriculteurs de Nantes ont libéré des ragondins, recouverts pour certains de peinture à la bombe. Selon le journal 20 minutes, un cadavre de sanglier a même été déposé au milieu des déchets. (© @FNSEA)

La moutarde monte au nez de Dijon

En Côte-d'Or,  un millier d'exploitants agricoles se sont réunis devant l'Agence de service et de paiement (ASP). L'organisme qui contrôle les aides reçues par les agriculteurs n'a pas dérogé à la règle et s'est retrouvé presque enseveli sous le fumier. Certains contestataires ont même tenté de murer son entrée avec des carreaux de plâtre.

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A Châlons-en Champagne (Champagne Ardenne) les viticulteurs, généralement absents des manifestations, se sont réunis par milliers avec pour slogan "Lâchez-nous la grappe !" (© @FNSEA)