Des journalistes de "France 2" ont suivi, en caméra cachée, deux militantes qui luttent pour faire respecter la place de la femme dans certains quartiers populaires. 
© Capture écran France 2

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"Les hommes occupent les lieux, les femmes subissent". Les mots, prononcés par la voix-off de France 2, résument tout. Des journalistes de la chaîne de télévision ont suivi, en caméra cachée, deux militantes de la ville de Sevran (Seine-Saint-Denis) qui appartiennent à la "Brigade des mères". Nadia Remadna et Aziza Sayah ont fait découvrir le monde sexiste qui existe encore dans certains coins de France. Les séquences, troublantes, ont été diffusées dans le journal de 20 heures de David Pujadas mercredi (pour voir le reportage en entier, cliquez ici).

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Problème de tradition, de culture et de religion

En entrant dans un bar PMU, les deux femmes reçoivent un accueil froid. Il n’y a que des hommes. "Vous cherchez qui, Madame ?", interroge un client. Les militantes répondent : "On cherche quelqu’un". Avant que le patron ne leur indique la sortie. "Le mieux, c’est d’attendre dehors. Ici, il n’y a que des hommes". Les militantes tentent, tant bien que mal, de résister. 

Agacés par la persévérance des militantes, les clients expliquent qu'"ici, on n’est à Sevran, pas à Paris. Les mentalités sont différentes, c’est comme au bled". Pour les militantes, un problème de tradition, de culture et de religion est à l’origine de cet environnement patriarcal.

"On a donné la place à ces hommes qui ont pris les quartiers"

"En 2005, quand il y a eu les révoltes des banlieues, on a appelé les grands frères pour calmer les jeunes. Ce qui veut dire qu’on a exclu la femme, on a exclu la mère, on n’a pas fait appel aux parents. En fin de compte, on a donné la place à ces hommes qui ont pris les quartiers", analyse Nadia Remadna, la présidente de la "Brigade des mères"".

En pleine interview, une voiture s’arrête devant les femmes. Un individu baisse la vitre, avant de la remonter. L’objectif étant d’intimidé les militantes, qui préfèrent mettre fin au reportage...

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