La question environnementale est de plus en plus primordiale pour une part de la population. L'augmentation des températures et le dérèglement des saisons inquiètent. Ces endroits dans lesquels vous rêviez de partir sont peut-être voués à disparaître.
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Sauve qui peut ! Avec l’augmentation constante des températures, le niveau des mers est amené à s’élever et votre lieu de résidence, lui, pourrait disparaître. Le 17 juin 2019, le Groënland a perdu en l’espace d’une seule journée 3,7 milliards de tonnes de glace, selon les estimations de l’Institut danois de météorologie.

" Il devient de plus en plus probable qu'un record de perte de masse sera battu pour un mois de juin en 2019 ", analyse le climatologue belge Xavier Fettweis. Il explique par ailleurs, que depuis le début du mois, la perte de glace au Groëland s’élève à 37 milliards de tonnes.

Les prises de conscience semblent de plus en plus nombreuses. L’affaire du siècle, le combat de Greta Thungerg ou encore la manif pour le climat sont autant d'exemples de prise de conscience des citoyens.

Ces lieux paradisiaques voués à disparaître : est-ce la faute du réchauffement climatique ? 

L’augmentation des températures est un phénomène qui est observé depuis le début du XXe siècle. Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) a d’ailleurs été créé en 1988 par l’Organisation des Nations Unies (ONU) pour regrouper les études faites sur le climat.

Dernièrement, deux études ont été publiées, prévoyant un scénario catastrophe similaire : une montée des eaux impressionnante mais aussi dévastatrice. Selon les travaux publiés par le groupe de 22 experts de l’Académie américaine des sciences le 20 mai 2019, celle-ci pourrait atteindre 2,4 mètres d’ici la fin du siècle.

Une nouvelle étude, menée par des chercheurs de l’université d’Alaska et publiée le 20 juin 2019, rejoint cette hypothèse. Le Groënland, pourrait en effet être responsable de la montée des eaux de 5 à 33 cm d’ici 2100. Dans le pire des cas, celui-ci pourrait même être amené à disparaître d’ici la fin du millénaire.

"Si nous continuons à ce rythme, le Groënland va fondre", déclare Andy Aschwanden, professeur à l’institut de géophysique de l’université d’Alaska à France Info.

Mais est-ce le réchauffement climatique qui est le seul et unique responsable de la montée des eaux ? Pas vraiment. Le niveau de la mer augmente de trois millimètres chaque année. La montée des eaux est due à trois phénomènes :

  • la dilatation thermique de l’eau, (c’est-à-dire l’augmentation de la température de l’eau qui engendre une augmentation de son volume)
  • la fonte des glaciers de montagnes (comme l’Alaska, l’Himalaya ou la Cordillères des Andes)
  • la fonte des calottes glaciaires, dont la perte de masse est responsable de l’augmentation du niveau des mers, explique à Planet, Gaël Durand, chargé de recherche au CNRS de Grenoble et spécialiste de la dynamique des glaciers côtiers de l’Antarctique et du Groëland ainsi que Catherine Ritz, glaciologue à l’Institut de géosciences de l’environnement de Grenoble.

Si la fonte des calottes glaciaires du Groëland et de l’Antarctique est en partie responsable de ce phénomène, ces deux territoires ont des mécanismes d’instabilité qui leur sont propres. Pour le premier, c’est la baisse des précipitations neigeuse qui entraine une perte de masse. Pour le second, c’est la fonte par les côtes qui contribue à une diminution de sa masse et par conséquent une augmentation du niveau de la mer.

"La montée des eaux est un processus lent mais avéré. Son amplitude, elle, reste incertaine", explique Gaël Durand. Si les scientifiques imaginent le pire, Catherine Ritz estime tout de même "que cela reste peu probable".  

Par ailleurs, "la fonte des glaces n’est pas l’unique responsable de la montée des eaux", rappelle la glaciologue. "D’autres phénomènes météorologiques, amplifiés par le réchauffement climatique viennent contribuer à ce scénario catastrophe", ajoute-t-elle. "C’est un cercle vicieux, qui je pense est déjà enclenché", confie-t-elle.  

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