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Ce lundi, s'est ouvert le procès en appel de Cécile Bourgeon et Berkane Makhlouf, pour le meurtre de la petite Fiona, disparue en 2013. A cette occasion, retour sur ces assassinats d'enfants qui ont marqué l'opinion. 
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L'affaire Grégory Villemin

Grégory Villemin, alors âgé de 4 ans, est retrouvé mort le 16 octobre 1984, pieds et poings liés dans la Vologne (Vosges). Plus de 30 ans après les faits, l'identité du/des assassins n'est pas encore connue. Aujourd'hui, la plupart des protagonistes sont toujours en vie. En juin 2017, la grande-tante et le grand-oncle de Grégory, Jacqueline et Marcel Jacob, sont écroués et mis en examen pour "enlèvement et séquestration suivie de mort".

Ils sont ensuite relâchés et placés sous contrôle judiciaire. Le 28 juin 2017, Murielle Bolle est incarcérée à titre conservatoire et mise en examen pour "enlèvement de mineur de 15 ans suivi de mort". Elle est, à son tour, remise en liberté sous contrôle judiciaire. Suite à la réouverture du dossier, le premier juge de l'affaire, Jean-Michel Lambert, se donne la mort dans son appartement du Mans (Sarthe) en juillet 2017. L'homme avait été très critiqué sur sa gestion du dossier. 

L'affaire Fiona

Le 12 mai 2013, Cécile Bourgeon, alors enceinte de son troisième enfant, signale à la police la disparition de sa fille, Fiona, âgée de 5 ans. Au départ, la thèse de l'enlèvement est privilégiée avant que les enquêteurs ne s'intéressent au couple que formait la jeune femme avec Berkane Makhlouf. Toxicomanes, les deux protagonistes sont placés sur écoute et réinterrogés après l'accouchement de Cécile Bourgeon.

Ils avouent alors avoir enterré la petite fille dans une forêt près de Clermont-Ferrand. Les deux suspects se rejettent longtemps la faute. Finalement, à l'issu du procès qui s'ouvre à Riom en 2016, Cécile Bourgeon écoppe de cinq ans de prison pour quatre délits dont celui de "non assistance à personne en danger". De son côté, Berkane Makhlouf est condamné à 20 ans de prison pour le meurtre de Fiona. Ce jeudi, ces derniers doivent être rejugés en appel. Le corps de la fillette demeure introuvable. 

L'affaire Véronique Courjault

Le 23 juillet 2006, Jean-Louis Courjault découvre deux cadavres de bébé dans le frigo de son domicle de Séoul (Corée duSud). La police sud-coréenne authentifie les nouveau-nés comme les enfants de ce dernier et de sa femme, Véronique, grâce aux tests ADN. Dans un premier temps, Jean-Louis et Véronique Courjault contestent les résultats des analyses et affirment ne pas être les parents des bébés.

Le 12 octobre 2006, Véronique Courjault avoue finalement être l'auteure des deux infanticides commis en 2002 et 2003 à Séoul ainsi que de l'assassinant d'un premier enfant en 1999, en France. Après avoir assuré qu'il n'était pas au courant des grossesses de sa femme, Jean-Louis Courjault bénéficie d'un non-lieu en 2009. Sa femme est condamnée à huit ans de prison la même année. Le 17 mai 2010, la justice prononce une remise en liberté conditionnelle avec une interdiction de communiquer avec la presse en faveur de Véronique Courjault. 

La mort du petit Bastien, dans un sèche-linge

Le 25 novembre 2011, Christophe Champenois, alors âgé de 36 ans, empoigne son fils de 3 ans, Bastien, et le jette dans la machine à laver pour le "punir". Le lave-linge tourne pendant 30 minutes alors que le petit garçon supplie son père de l'en sortir. Pendant ce temps-là, ce dernier surfe sur Internet et sa compagne, Charlène Cotte, fait un puzzle dans le salon avec sa fille.

Bastien ne meurt pas sur le coup. Le médecin légiste estime qu'il y a eu "eu une perte de conscience avant que le décès n'intervienne au bout de plusieurs minutes".

Le 11 septembre 2015, Christophe Champenois, qui avait déjà fait l'objet de plusieurs condamnations, écope de 30 ans de réclusion pour "meurtre aggravé". De son côté, Charlène Cotte est condamnée pour complicité de meurtre à 12 ans de prison. 

L'affaire Patrick Henry

En janvier 1976, Patrick Henry enlève et tue le petit Philippe Bertrand, âgé de 7 ans, à la sortie de son école à Troyes, dans l'Aube. Après avoir contacté la mère de l'enfant pour lui réclamer une rançon, Patrick Henry est mis sur écoute par la police puis en garde à vue. Faute de preuve, il est relâché dans un premier temps et affirme à la télévision qu'il est "innocent" et que "le véritable criminel mérite la peine de mort pour s'en être pris à un enfant". Il est finalement de nouveau arrêté le 17 février 1976.

Lors de son procès, plusieurs personnalités réclament la peine de mort à son encontre. Il est condamné à la réclusion criminelle à perpétuité avant d'être mis en liberté conditionnelle en 2001. Il est ensuite de nouveau incarcéré un an après pour trafic de drogues. En septembre 2017, Patrick Henry, atteint d'un cancer des poumons, obtient une suspension de peine après avoir passé 40 ans en prison.