Un conducteur de camion roulait à vive allure sur l'A1. Un dispositif exceptionnel a été mis en place afin de l'arrêter. Comment a-t-on évité le pire ? Une enquête a été ouverte.
Camion fou sur l’A1 : comment le pire a été évitéIllustrationIstock

"Un seul blessé, le conducteur".  Voici les propos d'un automobiliste qui a assisté à une scène dangereuse sur l'A1 ce mardi 26 novembre 2019. Un camion fou a heurté l'une des voies du péage de Charmant peu après 9h30, rapporte Le Parisien

"Il y avait de grandes flammes, c'était impressionnant. Le chauffeur est sorti de son camion aussitôt. Les gendarmes l'ont cueilli tout de suite, il avait l'air sonné", ajoute l'un des témoins. 

Pas de morts grâce à un dispositif exceptionnel

"Nous avons été prévenus assez tôt qu'un camion roulait à vive allure en faisant de grandes embardées aux environs de Roye (Somme). Aussitôt les gendarmes du peloton autoroutier voisin sont partis pour intercepter ce poids lourd", explique la gendarmerie nationale au quotidien francilien. 

En effet, elle a mis en place un dispositif exceptionnel afin de stopper cette course folle. Pour autant, l'engin ne s'est pas arrêté et ce, malgré l'arrivée d'une patrouille à sa hauteur.

"Dès le signalement, nous n'avons voulu prendre aucun risque. Nous ne savions pas si le conducteur était seul à bord, sous alcool, drogué, malade ou sous la menace de quelqu'un, reprend la gendarmerie. Nous ignorions aussi ce que contenait le camion ! Toutes les pistes étaient ouvertes avec un seul but : stopper ce poids lourd avant qu'il ne devienne une menace pour d'autres personnes", déclare l'officier. 

Un barrage de camion mis en place pour stopper le camion

"Nous avons alors décidé de sécuriser le trajet jusqu'à ce qu'il s'arrête à une aire ou un péage", relate-t-il. Les forces de l'ordre ont décidé de réquisitionner de nombreux camions afin de faire un barrage après la barre de péage et de parer à toute éventualité. 

Dans le même temps, via les ondes radio, la Sanef a averti les conducteurs qu'un camion roulait à vive allure et effectuait "des manœuvres extrêmement dangereuses".

C'est après 60 km de poursuite et après avoir percuté de plein fouet la barrière du péage de Chamant que le camion a été stoppé et s'est immédiatement enflammé. Le chauffeur a réussi à sortir seul de sa cabine avant d'être interpellé par la gendarmerie. "Il s'est exprimé brièvement en français avant de perdre connaissance", a indiqué le parquet. 

Plusieurs pistes à explorer, y compris l'hypothèse terroriste

L'homme de 39 ans a été emmené à l'hôpital après son arrestation. Des prélèvements sanguins ont été effectués et sont en cours d'analyse. Il sera placé en garde à vue et entendu après sa sortie de l'établissement.

L'enquête a été confiée à la brigade de recherche de Senlis qui sera chargé d'explorer toutes les pistes, y compris l'hypothèse terroriste. La gendarmerie a annoncé n'avoir "à ce stade aucun élément" approuvant cette conjecture.

De même, les premiers éléments recueillis par les enquêteurs ont permis d'apprendre que le poids lourd, affrété par une société belge, transportait des produits ménagers non toxiques. 

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