Les entreprises de l'agroalimentaire souffrent de la crise sanitaire actuelle. Leurs coûts augmentent tandis que leurs gains diminuent... Ce qui n'augure rien de bon pour les Français.
"Ça va être la guerre la fin du confinement", votre supermarché va-t-il devoir gonfler ses prix dans quelques jours ?La grande distribution pourrait être influencéeIstock
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Allez-vous devoir payer davantage lors de vos visites au supermarché ou dans un commerce local ? A en croire les informations de Business Insider, la question est légitime. Et pour cause ! Le coronavirus Covid-19 a aussi engendré une grave crise pour le secteur agro-alimentaire.

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En effet, pour les producteurs, les coûts augmentent tandis que les chiffre d'affaires baissent. L'Association Nationale des Industries Alimentaires (ANIA) a mené un baromètre entre le 6 et le 10 avril 2020 pour déterminer l'état de santé de 700 entreprises exerçant ce type d'activité. Elle a ainsi conclu que 70 à 80% des sociétés mesurées souffrent actuellement d'une diminution de leurs revenus et d'une rentabilité fragilisée.

En pratique, les coûts auraient augmenté de 3 à 16%. Outils de productions et achat d'équipements de protection pour les salariés constituent autant de charges qui pèsent précisément sur cette rentabilité déjà évoquées. "Sur le transport, nous avons une hausse d'environ 3,5 % des tarifs puisque nous prenons en charge une partie du retour à vide des camions", précise Richard Girardot, président de l'ANIA. "Au total, la crise renchérit d'au moins 10 % nos coûts de revient".

Un équilibre maintenu, mais fragile

Ces éléments soulèvent mécaniquement de nombreuses problématiques. Y aura-t-il une répercussion de ces surcoûts sur les prix de ventes de produits à la grande distribution ? Les consommateurs seront-ils confrontés à une hausse des étiquettes lors de leurs courses au supermarché ? La réponse est complexe à fournir avec précision.

L'équilibre de la relation entre industriels et les distributeurs demeure fragile, malgré une bonne entente depuis le début de la crise sanitaire. "L'union sacrée n'est pas de façade, mais elle reste opportune", explique notamment Olivier Dauvers, spécialiste du secteur de la grande distribution. "Les postures sont gommées par rapport à d'habitude, mais elles demeurent quand même", poursuit-il. Les négociations seront donc de mise pour éviter toute hausse de tarif.

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