Franz-Olivier Giesbert, ancien directeur du Point, va être jugé en diffamation pour sa Une concernant l'affaire Bygmalion.

L’affaire Bygmalion n’aura pas touché que les politiques et leurs proches. L’ancien directeur de publication de l’hebdomadaire Le Point va être jugé en diffamation.

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En cause : la Une de l’hebdomadaire, datée du 27 février 2014, sur laquelle figurait en gros titre "Sarkozy a-t-il été volé ? L’affaire Copé".

Une couverture qui donnait le ton quant à l’article dans lequel il était écrit : "Dès sa naissance en 2008, Bygmalion a vu la bonne fée Copé se pencher sur son berceau", accusant l’ancien président de l’UMP d’avoir acheté sa fonction avec les fonds du parti.

Accusation et démission

A l’époque, Le Point avait fait éclater l’affaire Bygmalion, agence de communication qui appartenait à des proches de François Copé et qui surfacturait les meetings de la campagne de 2012 de Nicolas Sarkozy. Jean-François Copé avait d'ailleurs dénoncé "un coup monté totalement ignoble" sur le plateau d'iTélé avant de porter plainte contre le journal. Un réquisitoire qui ne l'aura toutefois pas exempté de démissionner.

Mis en examen le 3 novembre dernier, Franz-Olivier Giesbert et les deux journalistes, auteurs de l’article incriminé, sont aujourd’hui poursuivis pour "diffamation envers un citoyen chargé d’un mandat public" et "diffamation publique envers un particulier".

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