Le brigadier-chef en charge de la sécurité de l'ancienne première dame serait passé à l'acte pour des raisons conjugales mais aussi professionnelles.
AFP

Un brigadier-chef de 50 ans, affilié au Service de la protection, s’est suicidé lundi à son domicile des Yvelines avec son arme de service. Il faisait partie de la garde rapprochée, composée de trois officiers de police, de Bernadette Chirac.

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Selon les informations recueillies dans sa lettre posthume par l'administration, il aurait commis cet acte suite à une rupture difficile.

Les syndicats, eux, dénoncent la pression de la charge de travail qui ne cesse de croître depuis plusieurs mois. Les protections de complaisance des hautes personnalités seraient, en effet, directement accordées par le ministère de l’Intérieur, sans respect de la procédure habituelle. Sur les 130 personnalités bénéficiant d’une protection rapprochée, près de 20% seraient des protections de complaisance.

A ce jour, 52 policiers ont mis fin à leurs jours depuis le début de l’année. "Cela prouve, si besoin est, que le métier de policier est différent des autres et que nos politiques doivent enfin en tenir compte pour voir à quel point la tension dans le métier a des conséquences sur la vie personnelle lorsqu'elle traverse un moment de faiblesse !", a commenté pour Le Point Jean-Marc Bailleul secrétaire général du principal syndicat de police, le SCSI.

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