Le 9 décembre dernier, le père Benoist de Sinety a célébré la cérémonie funéraire de Johnny Hallyday suivies par près de 15 millions de téléspectateurs à l'église de la Madeleine, à Paris. Il témoigne. 

Dans un entretien accordé au Figaro et relayé par LCI, le prêtre Benoist de Sinety est revenu sur ce moment fort partagé avec des millions de Français samedi 9 décembre 2017. C'est lui qui a eu la lourde de tâche de célébrer l'office religieuse organisée en mémoire de Johnny Hallyday. Une expérience rare dans la vie d'un prêtre. "J'étais surtout ému de la foule. Je portais dans ma prière tous ceux qui étaient dehors et, parmi eux, les plus désemparés et les plus malheureux de cette disparition", a-t-il indiqué dans les colonnes du Figaro.

L'amour comme maître mot

De fait, le vicaire général du diocèse de Paris a, ensuite, détaillé les aspirations de la famille de Johnny quant aux thématiques qu'elle souhaitait aborder durant la cérémonie. "La seule chose que je puisse dire est que le désir de la famille était que la célébration soit placée sous le signe de l'amour. Les textes ont été choisis selon ce critère de l'amour, car l'amour est Dieu et Dieu est amour. Pour le reste, c'était la liturgie catholique. L'enjeu était de permettre que cette liturgie puisse accueillir l'expression de l'artiste qu'était Johnny Hallyday".

Une fois la cérémonie achevée, le père Benoist de Sinety a répété "Que je t'aime" à trois reprises en référence au célèbre titre de Johnny. "En priant et en réfléchissant, j'ai essayé de trouver les mots qui me paraissaient les plus justes. Le fait que Dieu puisse dire à celui qui l'accueille 'que je t'aime' est normal", a-t-il indiqué avant de poursuivre : "Sur la forme, c'est une chanson archi-connue de Johnny. Sur le fond, c'est la vision chrétienne d'un Dieu qui attend la réponse de l'Homme".

Pas de signe de croix

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Le vicaire général du diocèse de Paris a, par ailleurs, souhaité évoquer l'attitude "délicate" dont a su faire preuve Emmanuel Macron durant les obsèques du chanteur. Le chef de l'Etat s'est, en effet, abstenu d'effectuer un signe de croix au moment de bénir le cercueil de Johnny : "Il nous a évité une polémique inutile".

En vidéo - Johnny : un ami préparait déjà son enterrement... 10 jours avant sa mort


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