Le ministère des Affaires étrangères a été prévenu tellement l'affaire semble improbable. Après la plainte d’une passagère, les membres d’un équipage Air France ont été retenus par la police dans des conditions "bafouants les droits fondamentaux". 

La direction d’Air France est particulièrement remontée et "choquée" de la façon dont les autorités argentines ont traité certains de ses salariés. Une émotion à laquelle s’est joint le syndicat d’hôtesse et de stewards SNPNC, dans un communiqué détaillé et dont France Tv Info se fait l’écho.

Tout commence lorsque sur  un vol se rendant à Buenos Aires, une passagère de 29 ans, en classe économique, demande à être surclassée, ce qui lui est refusé. Elle argue ensuite d’un comportement "déplacé" de son voisin, sans que l’équipage en soit témoin. L’homme, de corpulence imposante, sera en revanche réveillé par deux fois pour avoir empiété sur l’espace de la passagère.

Au final cette dernière est changée de place, mais à son arrivée à l’aéroport de Buenos Aires, elle file au commissariat de l'aéroport et porte plainte. Elle assure que son voisin s’est masturbé, ce qu’elle n’a pas dit à l’équipage, comme le précise le communiqué qui raconte ensuite les "48 heures d'angoisse de l'équipage".

Des conditions de détention scandaleuses

Immédiatement après l’atterrissage, plusieurs membres de l’équipage sont "interpellés par des forces de police, interrogés dans des conditions bafouant les droits fondamentaux, inculpés et pour certains incarcérés pour finalement être relâchés sans explication", détaille le syndicat. Le lendemain, c’est toute l’équipe qui est attendue au tribunal. Le chef de cabine est alors enfermé " dans une pièce d'un mètre carré, sans possibilité de s'asseoir, ni de boire et manger et ce pendant plusieurs heures", avant de subir un interrogatoire par un juge. Le père de la plaignante, par ailleurs ancien vice-ministre de la Justice, est également présent.

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De son côté, le passager visé par la plainte, un Français d’une trentaine d’années selon Le Figaro, est placé pendant 24 heures en isolement, sans accès à une quelconque aide. Il sera relâché le lendemain sans avoir été soumis aux questions du juge.

Air France, comme le syndicat demandent au ministère des Affaires étrangères de ne pas fermer les yeux sur ce qu’il s’est passé. Le SNPNC a également demandé l’ouverture d’une enquête.

Vidéo - Retrouvez ci-dessous notre zapping Actu du jour : 

mots-clés : Avion, Vol, équipage, Prison

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