"C'était l'Hyper Cacher puissance dix". Voici comment les forces de police qui sont intervenues vendredi soir au Bataclan à Paris, décrivent ce qu'elles y ont vécu pendant l'assaut. Découvrez leur témoigagne.

Vendredi 13 novembre, la France a  été victime d’une série d’attentats organisée par des terroristes de Daech en région parisienne. En tout, 129 personnes sont décédées, dont au moins 89 dans l’attaque du Bataclan. Les premiers coups de feu ont retenti vers 21h50. Des terroristes ont fait irruption en plein concert du groupe Eagle of Death Metal. Là, dans la salle, armés de kalachnikovs, ils ont tiré sur la foule et pris le reste des spectateurs en otage. 

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Quelques minutes plus tard, vers 22h15, les policiers de la Brigade de recherche et d’intervention (BRI) et le Raid sont arrivés aux portes du Bataclan, rapporte 20 Minutes. Un policier de la brigade anticriminalité (BAC) avait déjà réussi à rentrer dans la salle vers 22h05, tuant même un assaillant qui pointait son arme sur un otage, mais avait été contraint de rebrousser son chemin, faute de renfort, précise Europe 1. Une fois les équipes de police en nombre suffisant, des négociations ont été entreprises avec les terroristes, mais en vain, écrit encore la radio sur son site. Si bien que, deux heures plus tard, l’assaut a finalement été lancé : "Les rôles sont répartis. Le Raid (a pris) le rez-de-chaussée, les hommes de la BRI, le premier étage".

Un assaut qui a duré trois longues minutes

C’était "l’enfer de Dante", a raconté un policier au Monde. Il y régnait "un silence de mort" et une odeur insoutenable, s’est-il également souvenu, expliquant que des dizaines de personnes gisaient mortes ou blessées tandis que d’autres sortaient peu à peu de leur cachette de fortune. La priorité a alors été donnée à l’évacuation des blessées. Une opération qui a pris plusieurs dizaines de minutes. Ensuite, les hommes de la BRI ont découvert que derrière une porte, au fond d’un petit couloir, deux terroristes étaient retranchés avec une vingtaine d’otages, "dont un enfant", précise Europe 1. Là encore des négociations ont été entreprises, mais en vain. Si bien que les premiers échanges de tirs entre terroristes et forces de l’ordre ont été donnés. "Les kamikazes (ont) tiré en rafales. Le bouclier de la BRI (ont) essui(é) une trentaine d'impacts. Les balles (ont) ricoché sur les murs et un policier (a été) touché à la main", rapporte la radio. Preuve de la violence des échanges : la photo du bouclier d’un des policiers publiée par 20 Minutes et sur laquelle on peut compter 27 impacts de balles (cf. tweet ci-dessous). Le Selon les informations du quotidien gratuit, en plus des tirs, une demi-douzaine de grenades a explosé. L’assaut n’a duré que trois minutes mais a été très intense : dans ce court laps de temps, les policiers ont échangé des tirs avec les terroristes, sont parvenus à exfiltrer les otages et ont ensuite approché les assaillants. "Les deux terroristes (ont) recul(é). L'un d'eux (a été) touché par balles. Les deux (ont) alors (fait) exploser leur gilet", écrit Europe 1. "Les vingt otages qui se trouvaient entre la BRI et les terroristes sont sains et saufs", précise de son côté 20 Minutes.

En vidéo – Attentat au Bataclan : la vidéo des premiers tirs

Vidéo : Attentats de Paris : les images des premiers coups de feu à l'intérieur du Bataclan

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