L'enlèvement de la petite Mia a levé le voile sur des thèses conspirationnistes autour des placements d'enfant. Services sociaux, rituels sataniques et sacrifices... On fait le point sur ces croyances qui ont conduit, entre autres, à l'élaboration de ce kidnapping.
Affaire Mia : derrière l'enlèvement d'une enfant, un complotisme qui dénonce les placements d'enfantsMaison de la grand-mère de Mia, où la petite fille a été enlevée au mois d'avril.AFP

Mia, huit ans, est enlevée le 13 avril 2021 dans un village des Vosges.  Le soir-même, une alerte enlèvement est lancée, et la France entière est à la recherche de cette enfant qui était hébergée chez sa grand-mère au moment du rapt. Sa mère, Lola Montemaggi, n'était plus autorisée à la voir seule. La mère et sa fille ont été retrouvées dans un squat en Suisse, quelques jours après la disparition. Dès le début de l'enquête, la DGSI (Direction générale de la sécurité intérieure) a lié l'enlèvement de l'enfant à des "thèses conspirationnistes mêlant pédophilie et enfants placés par les services sociaux", relève Le Parisien

Cet enlèvement, minutieusement préparé, a été organisé à la demande de la mère de la fillette, qui n'avait plus le droit de la voir. Cette femme de 28 ans avait perdu la garde de Mia pour avoir tenu des propos suicidaires devant elle et pour avoir refusé de collaborer avec les services judiciaires et éducatifs. Les cinq suspects, mis en examen pour l'enlèvement de la fillette auraient une cause commune. Le magistrat, cité par le quotidien francilien, résume cette pensée : "Ils pensent que les enfants placés dans le cadre de la protection de l’enfance sont enlevés injustement à leurs parents". 

Affaire Mia : des conspirationnistes qui souhaitent "stopper les placements abusifs d'enfants"

Depuis dimanche 18 janvier, Rémy Daillet-Wiedemann fait l'objet d'un mandat d'arrêt international. Ce quinquagénaire, adepte des thèses conspirationnistes, a créé un site sur lequel il dit vouloir "stopper les placements abusifs d'enfants". Il est suspecté d'avoir influencé, d'une manière ou d'une autre, les cinq personnes suspectées d'être à l'origine de l'enlèvement. Cet homme avait également créé une cagnotte qui visait à financer la récupération d'enfants "enlevés indûment à leur famille". Désormais fermée, la cagnotte avait récolté 8 000 euros. La cible principale de ces conspirationnistes ? Les services sociaux...

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