Les recherches ont été arrêtées jeudi après-midi dans le massif de la Chartreuse à côté de Saint Franc après que la quasi-totalité du squelette de la Maëlys a été retrouvée. Les analyses vont commencer et le corps devrait parler.

Comme le confiait Jean-Marc Bloch, ancien directeur de la SRPJ de Versailles, à Planet, au début de l’affaire Maëlys de Araujo, retrouver le corps c’est primordial dans une enquête comme celle-ci. C’est désormais chose faite puisque les recherches entamées mercredi se sont terminées jeudi soir, après que le parquet a annoncé que la quasi-totalité du squelette de la fillette avait été retrouvé. Sur place, dans un ravin escarpé du massif de la Chartreuse, près de Saint Franc, ils ont également mis la main sur une de ses sandales et sa robe blanche. 

Les experts scientifiques de l'Institut de recherche criminelle de la gendarmerie (IRCGN) de Pontoise vont désormais tenter de faire parlers les ossements au cours des prochaines semaines, malgré un squelette jugé dégradé. Ils ne pourront pas, notamment, "établir si la fillette a été victime de violences ou d'abus sexuels", explique Charles Agostini, médecin légiste de l'Institut de recherche criminelle de la gendarmerie, à France 3 Auvergne-Rhône-Alpes.

Déterminer comment est morte la fillette

Les os vont toutefois permettre de dater le décès et le squelette sera également passé au scanner. Objectif : "déceler sur les os des éléments de preuves, parfois microscopiques" qui pourrait indiquer "l'impact d'une balle, d'une arme blanche ou d'un objet contondant" et ainsi éclairer la façon dont Maëlys a été tuée. Mais le légiste prévient : "S'il n'y en a pas [ndlr : de traces], il est désormais impossible de déterminer par les types de mort qui ont touché seulement les organes, comme l'asphyxie ou un coup de couteau dans le ventre".

Des examens toxicologiques vont également être menés, tout comme une étude minutieuse du terrain où a été retrouvé Maëlys de Araujo. "D'autres experts procéderont à l'analyse des éléments recueillis sur le terrain par le tamisage de la terre, qui peut révéler par exemple la présence d'un projectile", indique Charles Agostini. 

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Autant de données scientifiques qui permettront de confondre Nordahl Lelandais et son témoignange. L’ex-militaire de 34 ans assure avoir tué "involontairement" la fillette dans la nuit du 26 au 27 août, alors qu’elle assistait à une fête de mariage à Pont-de-Beauvoisin.

Vidéo : Affaire Maëlys: encore des zones d'ombres

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