Le corps de Kamel Kerrar a été retrouvé en 2014, pieds et poings liés. S'agit-il d'un suicide ? D'un homicide ? Cinq ans plus tard, un mystérieux courrier anonyme, qu'on croyait perdu, vient d'être retrouvé, révèle Le Parisien.
Affaire Kamel Kerrar : vers un nouveau rebondissement ? IllustrationIstock

Ses proches ont toujours refusé de croire qu’il s’était donné la mort, avaient-ils raison ? Il y a un peu plus de cinq ans, le 26 décembre 2014, le corps de Kamel Kerrar, alors âgé de 40 ans, est retrouvé dans le canal de la Scarpe, à Douai (Nord). Il n’avait pas donné signe de vie depuis le 15 décembre et sa disparition avait été signalée par un de ses frères 9 jours plus tard, le 24 décembre. L’enquête a conclu dans un premier temps qu’il s’agissait d’un suicide, mais la famille du quadragénaire, elle, n’y a jamais cru : il avait les pieds et les poings liés. Lorsque Kamel Kerrar a été retrouvé, ses mains étaient nouées par une écharpe et les lacets de ses chaussures étaient attachés entre eux. Atteint d’une sclérose en plaque, il était, selon sa famille, incapable de nouer seul ses lacets.

Mort de Kamel Kerrar : des scellés qui disparaissent

L’autopsie réalisée en 2014 a conclu que le corps ne présentait aucune trace de lutte, ou de violence, rien qui pourrait prouver que Kamel Kerrar s’est débattu contre un ou des agresseurs. Seule une marque de piqûre, réalisée sur la fesse, était visible. La victime ne portait pas de caleçon et est nue sous son pantalon, en plein mois de décembre. Comme le rappelle Libération, la famille de Kamel Kerrar n’a jamais abandonné sa recherche de la vérité, jusqu’à obtenir l’ouverture d’une information judiciaire en 2016, après avoir déposé une plainte pour "homicide volontaire" et s’être constituée partie civile.

Commence alors une longue bataille, rendue difficile par un problème de taille : la disparition de certains scellés, rappelle Le Parisien. Les vêtements portés par le quadragénaire le jour de sa disparition auraient été oubliés dans une chaufferie du commissariat, où ils devaient sécher. Résultat, il ne reste qu’un bout de l’écharpe qui nouait ses poignets. Plus inquiétant encore, une lettre adressée au procureur en janvier 2015, a disparu sans avoir pu être analysée. Cette missive vient seulement d’être retrouvée.

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