Dans une interview accordée à l’Est Républicain, trente-trois ans après le drame, une ancienne voisine de Murielle Bolle a fait de nouvelles revélations qui rejoignent les précédentes déclarations du cousin. Découvrez son témoignage.

Un nouveau témoin dans l'affaire Grégory ? Mercredi, l’Est républicain a publié le témoignage d’une ancienne voisine de Murielle Bolle. En 1984, au moment de la mort de Grégory Villlemain, elle résidait à Laveline-devant Bruyères, dans les Vosges, dans une maison très proche de celle des parents de l’adolescente. Elle a affirmé avoir entendu, avec son mari, ce qui s’est passé lors de la soirée du 5 novembre. Selon elle, Murielle Bolle a "été maltraitée par sa famille". "Le cousin dit la vérité", a-t-elle déclaré.

Cette voisine a décrit une scène de violences similaire à celle évoquée par le cousin germain de Murielle Bolle dans son interview accordée au Parisien. "J’avais quitté mon travail à 19h. J’étais à la maison depuis peu de temps lorsqu’on a entendu des gens parler fort, des cris. Il faisait nuit, je suis allée dehors pour voir ce qui se passait. J’ai tout de suite compris que les hurlements provenaient de la maison habitée par les époux Bolle. C’était violent. Toute la famille était là. On entendait Murielle se plaindre. Pauvre gamine, c’était terrible. (…) Quelques minutes plus tard, Murielle s’est sauvée. La mère est sortie pour partir à sa recherche", a-t-elle confié au quotidien régional.

"Elle n’a jamais avoué parce qu’elle a trop peur de sa famille"

Les déclarations de cette habitante de la commune vosgienne viennent confirmer la version donnée par le cousin. Celui-ci affirme avoir été présent au domicile des Bolle le soir du 5 novembre et avoir assisté aux pressions physiques exercées sur Murielle Bolle, 15 ans, par plusieurs membres de sa famille. Ils l’auraient poussée à revenir dès le lendemain sur sa déposition faite quelques jours plus tôt dans laquelle elle avait accusé son beau-frère, Bernard Laroche, de l’enlèvement du petit Grégory.

Pour cette voisine, il est fort probable que les événements de cette soirée aient joué un rôle dans le revirement de Murielle Bolle. "Elle n’a jamais avoué parce qu’elle a trop peur de sa famille. La pauvre fille. Toute sa vie, elle a vécu avec ce secret. (…) Murielle n’a rien à voir dans la mort de Grégory. Elle s’est trouvée dans la voiture de son beau-frère, sans savoir vraiment ce qui s’est réellement passé. C’est pour cela qu’au départ, elle avait dit la vérité", a-t-elle expliqué à l'Est républicain.

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Mise en examen le 29 juin pour enlèvement de mineur de moins de 15 ans suivi de mort, Murielle Bolle, aujourd’hui âgée de 48 ans et mère de famille, a été maintenue en détention sur décision de la chambre de l'instruction de Dijon mardi.

En vidéo : Murielle Bolle, clé de l’affaire Grégory, mise en examen

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