Trente-trois ans après les faits, le témoignage d’un cousin germain de Murielle Bolle sur les pressions dont l'adolescente aurait été victime à l'époque a relancé l'enquête. L'homme est cependant resté très discret, faisant le choix de conserver l'anonymat.

Un témoignage qui pourrait être déterminant dans l’enquête sur l'enlèvement et le meurtre de Grégory Villemain. Le 17 juin, un cousin germain de Murielle Bolle a rapporté aux enquêteurs les scènes de violence dont il aurait été témoin lors d’une réunion de famille en 1984.

Selon lui, le 5 novembre, quelques semaines après la mort de Grégory, la jeune fille alors âgée de 15 ans aurait été victime de pressions et de violences physiques. Plusieurs membres de sa famille auraient cherché à la faire revenir sur sa déposition accusant Bernard Laroche de l’enlèvement du petit garçon. Le lendemain, Murielle Bolle a effectivement changé sa déclaration, innocentant son beau-frère.

Dans un entretien avec Le Parisien publié mardi, ce proche parent, âgé de 54 ans, a choisi la discrétion en témoignant sous couvert de l'anonymat. Il a expliqué que sa mère était la soeur de celle de Murielle Bolle et a raconté s'être souvent rendu en vacances dans sa jeunesse dans les Vosges pour aller "pêcher la truite avec les cousins". Aujourd'hui, marié et père de cinq enfants, il serait gravement malade et résiderait en Lorraine, selon le quotidien qui l'a renommé "Philippe".

"Un témoin que j'appelle 'roue de secours', qui vient d'avoir une révélation"

Afin de justifier un tel témoignage trente-trois ans après le drame, l’homme a expliqué sa démarche au Parisien. "C’est moi qui ai pris contact avec la gendarmerie, j’en assume entièrement la responsabilité. (…) Vous savez, je n’ai absolument rien à gagner dans cette histoire. Je suis gravement malade, invalide à 80 %, je n’ai peut-être plus longtemps devant moi... ", a confié "Philippe". Sa déposition, dans laquelle il évoqué également les confidences que lui aurait fait sa cousine ce soir-là, aurait été prise très au sérieux par les enquêteurs.

Certains ont toutefois exprimé des doutes concernant ce témoignage qui survient après tant d’années. "Le 17 juin, on a un témoin que j'appelle 'roue de secours', qui vient d'avoir une révélation après avoir vu une chaîne de télévision. (...) Tout ce qu'on peut vous dire, c'est que le 5 novembre 1984 au soir, celui-ci [le cousin] n'était absolument pas au domicile des Bolle. Murielle a passé la soirée du 5 novembre chez un couple de la famille, ce n'était pas chez ses parents", a déclaré Gérard Welzer, avocat de Marie-Ange Laroche, sœur de Murielle Bolle et veuve de Bernard Laroche, à Franceinfo.

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Mardi après-midi, la chambre de l'instruction de Dijon a décidé de maintenir en détention Murielle Bolle, rapporte LCI. Elle avait été mise en examen pour "enlèvement suivi de mort" le 29 juin.

En vidéo - Affaire Grégory : pourquoi la convocation de Marie-Ange Laroche semble inéluctable

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