Depuis 34 ans, Murielle Bolle est considérée comme l'un des témoins clés de l'affaire Grégory. Quelques jours avant la sortie de son livre, elle a accordé un entretien inédit au Parisien.
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Murielle Bolle sort un livre sur l'affaire Grégory le 8 novembre

Murielle Bolle, personnage clé de l'affaire Grégory, qui passionne la France depuis 34 ans maintenant, sort un livre jeudi 8 novembre. Publié aux éditions Michel Lafon, celui qui est intitulé Briser le silence permet à Murielle Bolle de livrer sa version des faits, mais également de clamer son innocence. À quelques jours de la sortie de son ouvrage, Murielle Bolle, qui avait accusé son beau-frère, Bernard Laroche, dans l'assassinat du petit Grégory au début de l'enquête en 1984, avant de finalement se rétracter, a choisi d'accorder un entretien exclusif au Parisien, paru dimanche 4 novembre. 

"Jamais je n'aurais pu cacher un tel crime", assure Murielle Bolle

"Le jour de la mort de Grégory, je suis sortie du collège comme d'habitude, j'ai pris le bus comme d'habitude, je me suis arrêtée chez la tante Louisette où étaient Bernard et son fils Sébastien. J'espère qu'on va enfin me croire : la justice, les parents de Grégory et l'opinion publique à laquelle j'ai été jetée en pâture", lance celle qui était âgée de 15 ans au moment du drame, lorsqu'on lui demande ce qui s'est passé le 16 octobre 1984, jour de la disparition, mais également de la mort, du petit Grégory Villemin. Pour rappel, l'enfant de 4 ans avait été retrouvé dans la soirée du 16 octobre, pieds et mains liés, dans la Vologne, une rivière située dans les Vosges.

Et celle qui explique avoir écrit ce livre "pour dire [qu'elle n'est] pas celle que l'on dit, le monstre que l'on décrit", mais également "pour la mémoire de Bernard [Laroche, le mari de sa soeur, tué par Jean-Marie Villemin, le père du petit Grégory ndlr.], de poursuivre : "Jamais je n'aurais pu cacher un tel crime, c'est horrible. L'assassinat d'un petit garçon, c'est la pire chose qui puisse arriver. Si je savais quelque chose, je le dirais. Même si ça m'arrachait le cœur et que c'était Bernard, je le dirais. Mais ce n'est pas lui. Il était là quand je suis rentrée de l'école, ça ne peut pas être lui. Bernard est un être tellement gentil et généreux que jamais il n'aurait pu faire cela. C'est un nounours. Il ne faisait de mal à personne."

L'affaire Grégory "a brisé ma vie"

Aujourd'hui, Murielle Bolle le dit : elle "porte la culpabilité" de la mort de Bernard Laroche. "Si je n'avais pas eu peur de la pression des gendarmes, de leurs menaces, et que je n'avais pas dit ce que j'avais dit, peut-être serait-il encore vivant", confie-t-elle lorsqu'on l'interroge sur sa formule "j'ai tué Bernard", reprise plusieurs fois dans son livre. 

Murielle Bolle est également revenue dans son entretien au Parisien sur son récent séjour en prison. "J'ai tenté de sortir une fois dans la cour, mais j'ai reçu des projectiles. Je ne suis plus jamais ressortie", confie celle qui a par ailleurs été "insultée par les autres détenues qui [la] traitaient de tueuse d'enfant". Si elle ignore aujourd'hui si le crime sera résolu un jour, Murielle Bolle, dont le couple n'a pas résisté à son incarcération, ne mâche pas ses mots quand on l'a questionne sur l'impacte qu'a eu l'affaire Grégory sur elle : "Elle a brisé ma vie".

À voir en vidéo sur le même thème - Affaire Grégory Villemin : Murielle Bolle publie un livre

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