Soupçonnés d'avoir participé à l'enlèvement ainsi qu'à la mort en 1984 de Grégory Villemin, leur petit-neveu, Marcel et Jacqueline Jacob sont placés sous contrôle judiciaire depuis juin. Ils voulaient le voir alléger afin de pouvoir rentrer chez eux. La justice vient d'en décider autrement.

Leur demande a été rejetée vendredi en fin d'après-midi par la chambre de l'instruction de Dijon. Marcel et Jacqueline Jacob, qui contestent depuis juin leurs placements sous contrôle judiciaire dans le cadre de l'affaire Grégory, vont donc encore être dans l'obligation de vivre séparément et loin de leur domicile vosgien. Quatre mois après avoir été brièvement écroués puis remis en liberté, le couple de septuagénaires, avait émis cette requête dans le cadre de deux procédures distinctes. La justice n'a pas souhaité alléger ce contrôle.

Pas de mainlevées accordées

Vendredi matin, Maître Alexandre Bouthier, l'avocat de Jacqueline Jacob, avait pourtant plaidé, sans sa cliente, devant la chambre de l'instruction en faveur d'une mainlevée de son contrôle judiciaire. L'occasion pour lui de rappeler que cette dernière souhaitait rentrer chez elle et de préciser : "elle est victime, car elle est innocente, d'un scénario délirant"... Elle dispose d'"un alibi en béton"... "Il est parfaitement établi (que les époux) étaient sur leur lieu de travail" au moment des faits.

Même son de cloche, du côté de Marcel Jacob. Lequel avait, pour sa part, sollicité une simple modification de son contrôle judiciaire. Là encore, le procureur général, Jean-Jacques Bosc, s'est opposé à cette mainlevée. Pour rappel : ils sont tous deux soupçonnés d'être les auteurs de plusieurs lettres anonymes particulièrement bien renseignées et d'être, ainsi, impliqués dans l'enlèvement et la mort de leur neveu. Un rapt désigné comme un "acte collectif" qu'ils contestent. Accusés d'avoir fait figure de "corbeaux" dans cette affaire où le garçonnet de 4 ans avait été retrouvé pieds et poings liés dans les eaux de la Vologne, les époux Jacob continuent de clamer leur innocence.

Un tableau en guise d'alibi ?

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Le 10 novembre prochain, Marcel Jacob devrait, de nouveau, être entendu par la juge d'instruction. Son avocat, Maître Stéphane Giuranna assure pour sa part détenir un alibi. Pour appuyer la défense de son client, il pourrait, notamment, invoquer un tableau réalisé par les enquêteurs en 1984 qui confirmerait la présence des époux sur leur lieu de travail à l'heure du crime. Le 17 novembre, sa femme, Jacqueline devrait être convoquée à son tour. Si elle avait pris le parti de ne pas parler lors des premières auditions, elle compte bien cette fois s'exprimer selon les dires de son avocat. Là encore, le conseil, devrait tenter de démontrer que cette dernière n'avait matériellement pas la possibilité de commettre ce crime. 

En vidéo - Affaire Grégory: les époux Jacob vont-ils pouvoir rentrer chez eux ?


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