Sur écoute depuis sa cellule, Murielle Bolle n’a jamais changé de version. Elle ne cesse de crier son innocence, même quand elle échange avec ses proches.

Depuis quelques mois, l’affaire de la disparition du petit Grégory a été relancée. Et selon les enquêteurs, la personne qui détient peut-être la vérité sur la mort de Grégory Villemin âgé seulement de quatre ans en 1984, c’est Murielle Bolle. Mise en examen le 29 juin 2017 pour « enlèvement de mineur suivi de mort », elle n’a depuis jamais rien dit qui pourrait faire avancer l’enquête. Pourtant, au moment du drame, elle avait confié à trois reprises aux gendarmes et au juge Lambert avoir participé à l’enlèvement du petit Grégory. Mais rapidement elle s’était rétractée et depuis elle maintient la même version.

A lire aussi : Affaire Grégory : Murielle Bolle peut-elle rentrer chez elle ?

Son compagnon lui demande la vérité

Publicité
Ecrouée à la maison d’arrêt de Dijon le 29 juin dernier, le téléphone de sa cellule a été placé sur écoute. Le Journal du Dimanche a pu avoir accès aux échanges que l’employée dans une fromagerie a eu avec son compagnon Yannick Jacquel. « Ils ont demandé après moi ? » lui demande-t-elle. Il répond positivement avant de lui lancer, « Y a que toi qui peux te sortir de là. Moi, je sais pas... Ben oui, c'est, c'est, tu m'en as jamais parlé. On s'en est jamais parlé. » « Ben non », confirme Murielle Bolle.

Totalement dans le flou, l’homme ne sait plus s’il doit croire la mère de leur fils de 16 ans. Il demande donc toute la vérité à Murielle Bolle. « J'étais pas avec Bernard. Il est pas venu me chercher. J'ai pris le bus ce jour-là. Et je rentrais de l'école », assure-t-elle. Elle lui jure qu’elle n’était pas avec Bernard Laroche le jour de la disparition de Grégory. Pour l’homme aussi cette histoire est très douloureuse puisque son père a été soupçonné d’être le corbeau qui a fait vivre un vrai cauchemar aux Villemin, les parents de la victime. Il innocente une fois encore son papa lors des échanges téléphoniques avec sa compagne. « Quand je suis rentré du collège, je l'ai vu, mon papa. Je l'ai vu. Il pouvait pas être ailleurs, je l'ai vu », assure-t-il. Murielle Bolle en profite pour dire la même chose au profit de Bernard Laroche. « Moi, c'est pareil. Quand je suis rentrée du collège, Bernard était là ».

Ces écoutes ne vont sans doute pas changer la conviction des enquêteurs sur la culpabilité de Murielle Bolle. Ces deux-là pouvaient se savoir sur écoute et ainsi jouer un jeu pour mettre la police sur une fausse piste.

EN VIDEO. Affaire Grégory : le juge Lambert s'est donné la mort

Vidéo - Retrouvez ci-dessous notre zapping Actu du jour: 

Recevez toute l'actualité chaque jour GRATUITEMENT !

X
Publicité

Contenus sponsorisés

Publicité