Tenté à plusieurs reprises par le djihad, Geoffrey, alias "Abou la Saumure", est actuellement en prison où il purge une peine de trois ans pour proxénétisme.

Après s’être radicalisé en prison, Geoffrey, un jeune homme de 24 ans, est récemment devenu proxénète, rapporte 20 Minutes. Une histoire peu banale qui lui vaut aujourd'hui le surnom d'"Abou la Saumure" en référence à Dodo la Saumure, le célèbre entremetteur relaxé dans l'affaire du Carlton de Lille. Tout a commencé lorsque Geoffrey a été incarcéré durant son adolescence pour des faits de trafic de stupéfiants. Derrière les barreaux, il a alors commencé à fréquenter des salafistes et s’est radicalisé progressivement.

Lorsqu’il est finalement sorti de prison en septembre 2014, Liliane, sa mère ne le reconnaissait plus. "Je l’ai récupéré avec le bouc. Son tapis de prière toujours sous le bras et habillé en djellaba", a-t-elle expliqué à 20 Minutes. Inquiète, celle-ci s’est finalement décidée à joindre une avocate qui lui a conseillé de téléphoner au numéro vert anti-djihad mis en place par le gouvernement. Geoffrey a alors été pris en charge par une cellule de "déradicalisation".

"Je pense qu’il s’est à nouveau radicalisé"

L’opération s'est révélée être un succès sauf que l’homme originaire de Pantin (Seine-Saint-Denis) a repris, en parallèle, ses mauvaises habitudes. "Le problème, c’est qu’il est retombé dans des délits de droit commun. Il a mis des filles sur le trottoir. Il s’est fait prendre et est reparti en prison", a raconté au quotidien une éducatrice qui connait bien Geoffrey. Ce dernier a finalement été condamné en mai dernier à trois ans de prison ferme pour proxénétisme.

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Aujourd’hui, sa mère craint qu’il ne soit en passe de se radicaliser une nouvelle fois : "Il a la barbichette. Je pense qu’il s’est à nouveau radicalisé. Mais il me dit ‘T’inquiète maman, tout va bien se passer’". Pour Sonia Imloul, responsable de la Maison de la prévention et de la famille en Seine-Saint-Denis, cela serait dû au "manque de moyens" mis en place pour accompagner les jeunes. "Personne ne lui a proposé un travail, un accompagnement social…, a-t-elle déploré. Tout le travail fait avec lui n’a servi à rien."

En vidéo sur le même thème - Départ des mineurs tentés par le djihad hors territoire: Interview du père d’Hakim 

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