Alors que se tient le procès de l'ancien chargé de mission de l'Élysée, retour sur le parcours de Philippe Hababou Solomon. À la chute de Benalla, ce Franco-Israélien l'a pris sous son aile. Un parcours spécifique à ces curieux intermédiaires qui agissent, en espérant faire du business, dans les coulisses de la diplomatie officielle. Suite et fin de notre portrait consacré à ce fascinant personnage.
Zuma, Libye, CPI… L'intrigant profil de Philippe Solomon, le "formateur" de Benalla (partie 2)

Philippe Solomon, lui, affirme avoir pris de la distance avec son protégé. « Je ne l’ai jamais associé à des projets sur lesquels je travaillais déjà avant de le connaître. C’était un apprenti. » L’apprentissage n’a, semble-t-il, pas donné les fruits escomptés. Se définissant comme un « optimiste forcené », Solomon a l’habitude des hauts et des bas. De son activisme débridé en Libye, par exemple, il jure n’avoir rien gagné. « Zéro, je suis déficitaire. » Ce n’est pourtant pas faute d’avoir essayé… Rembobinons le film qui permet de saisir quelles sont les fameuses affaires de celui qui s’est posé un temps en « formateur » de Benalla.En 2013, deux ans après la mort de Kadhafi, de folles rumeurs circulent sur le trésor que le Guide de la Jamahiriya aurait mis à l'abri chez ses amis en Afrique du Sud, à la veille de la révolution. Des tonnes d'or, des kilos de diamants, des milliards en dollars. Les chasseurs à l'affût se succèdent à Pretoria dans l'espoir de retrouver le joli magot et ramasser une belle commission au passage. « Il y a eu 63 délégations qui se sont présentées et ont essayé de négocier avec Zuma », affirme l'un d'entre eux, Eric Goayed. Tous se présentent comme...

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