ECOEUREMENT - Au lendemain de la catastrophe qui a dévasté leur ville, les Beyrouthins sont à la fois sidérés et en colère à l'image de Laurent Kupélian. "Comment une telle quantité de nitrate d'ammonium a-t-elle pu être stockée dans le port ?", interroge-t-il.
"Vous vous moquez de qui?" Après la sidération, la colère grandit chez les Beyrouthins

"Le quartier est méconnaissable. Ce sont des rues où on avait l’habitude, de vivre, de sortir, de faire des choses de la vie de tous les jours". Au lendemain de la catastrophe qui a dévasté Beyrouth, Laurent est - comme la ville entière - meurtri, sonné et même incrédule face à ce qui ressemble à un cauchemar pourtant bien réel. On a "l'impression d’assister au lancement d’un nouveau jeu de guerre", explique -t-il pour exprimer sa sidération. "Ce n'est pas quelque chose que quelqu'un devrait voir." 

Après le choc, vient désormais l'heure du bilan. "On a dormi quelques heures? Hier soir, on a pu joindre nos proches, mais ce matin, on se lève avec d'autres témoignages, d'autres proches qui n'ont pas eu cette chance là."  

Dans l'air de la ville flotte une odeur de gaz brûlé."L’air est chargé d’acide nitrique", assure-t-il avec appréhension sur les conséquences d'un éventuel nuage toxique en (...)

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