Menés 2 sets à 0, les volleyeurs français ont renversé jeudi la Slovénie au bout d'une demi-finale épique du tournoi de qualification olympique de Berlin et joueront vendredi en finale (20h10) leur ticket pour les Jeux de Tokyo cet été.

Menés 2 sets à 0, les volleyeurs français ont renversé jeudi la Slovénie au bout d'une demi-finale épique du tournoi de qualification olympique de Berlin et joueront vendredi en finale (20h10) leur ticket pour les Jeux de Tokyo cet été.

Ils rencontreront soit l'Allemagne soit la Bulgarie, qui s'affrontent à 20h20 ce jeudi dans l'autre demi-finale. Seul le vainqueur participera au tournoi olympique.

"On a assisté ce soir à l'un des plus beaux exploits du volley-ball français!". Laurent Tillie, le sélectionneur, savourait après le match le bonheur de cette victoire 3-2 (13-25, 22-25, 25-14, 25-21, 15-9), arrachée par son équipe après avoir été totalement laminée dans les deux premiers sets par les vice-champions d'Europe.

Car après une heure de jeu, personne n'aurait donné cher de la peau des Français, face à une Slovénie qui semblait marcher sur l'eau: "Ils ont joué pendant deux sets un volley comme on en avait rarement vu ces dernières années", a admis le passeur Antoine Brizard, dont l'entrée en jeu, avec celle de Yacine Louati, a contribué à faire basculer le match.

"On jouait mal, mais c'est parce qu'ils nous faisaient déjouer. On sentait qu'on ne pouvait pas gagner, mais tout le groupe était uni, on se disait +il ne faut pas qu'on lâche+, on savait que ça pouvait se retourner sur un ou deux points".

- "La pression a changé de camp" -

Le combat a changé d'âme en quelques minutes au milieu du troisième set. Jean Patry, qui avait porté l'équipe de France au premier tour, a d'abord été systématiquement mis en échec par le bloc slovène pendant deux sets. Puis il a d'un seul coup retrouvé son niveau exceptionnel des deux premiers matches de poule: huit services consécutifs pour prendre les commandes du set (16-10) et faire basculer la rencontre en faveur des Français.

"Le volley est un sport éminemment mental, et la pression, la peur de perdre, a basculé à ce moment-là dans le camp des Slovènes", a analysé Tillie.

"On est revenus avec le cœur", s'est félicité pour sa part le capitaine Benjamin Toniutti, "les entrées de Yacine (Louati) et d'Antoine (Brizard) ont été monstrueuses, Jean (Patry) a été stratosphérique, comme depuis le début de la compétition".

Le scénario a ressemblé comme deux gouttes d'eau à la demi-finale de l'Euro-2015, où les Français étaient menés par la Bulgarie, à Sofia, 2 sets à 0, avant de renverser la rencontre, et d'aller chercher le lendemain le sacre continental.

Pour la finale, Toniutti et ses coéquipiers n'ont guère de préférence: l'Allemagne, devant son public, joue à son meilleur niveau depuis une semaine, et la Bulgarie a créé la sensation au premier tour en battant successivement la France (3-2) et les favoris serbes (3-2), champions d'Europe en titre qui ne verront donc pas l'été olympique.

"Les deux équipes sont du même gabarit", estime Tillie, "physiquement très intenses, avec deux grands pointus et une grosse qualité de service. Ca va être le même type de match que contre les Slovènes ce soir (jeudi)".

C'est, pour les Bleus, la dernière marche à franchir pour revoir les Jeux, une deuxième qualification après Rio-2016, et tenter d'effacer la déception d'une 9e place au Brésil.

Faites une action inoubliable : en savoir plus sur le leg Unicef

Vidéo : Bug à la pompe essence : le carburant est gratuit !