Emmanuel Macron recevait le 15 septembre Mohammed ben Zayed al-Nahyane, l'homme fort des Émirats arabes unis, partenaire clé de la France dans cette zone où l'influence occidentale est en perte de vitesse, notamment après le retrait américain d'Afghanistan. Pour évoquer les enjeux de cette visite, « Marianne » s'est entretenu avec Marc Lavergne, chercheur au CNRS et spécialiste de la région.
Visite de "MBZ" à Paris : "Ce qui compte pour les Émiriens, c’est les contrats d'armement"

Une collaboration stratégique. Après l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis (EAU) constituent le deuxième partenaire commercial de la France dans le Golfe. Les liens géopolitiques entre les deux nations sont nombreux et divers. Comme les autres pétromonarchies, les Émirats ont servi de zones de transit pour les vols d'évacuation des étrangers et des Afghans qui ont fui le pays depuis le retour des talibans le 15 août. Paris a ainsi utilisé sa base aérienne d'Al-Dhafra, située à 30 kilomètres d'Abou Dhabi, seule implantation militaire permanente française à l'étranger en dehors de Djibouti, en Afrique.En visite d’État ce mercredi 15 septembre au château de Fontainebleau, le prince héritier d'Abou Dhabi Mohammed ben Zayed al-Nahyane, surnommé « MBZ », devait y discuter avec Emmanuel Macron « des perspectives pour consolider la coopération stratégique » précise l’Élysée dans un style très feutré caractéristique. Pour analyser l’ampleur de cette coopération aux multiples enjeux, Marianne s’est entretenu avec Marc Lavergne, chercheur au CNRS, spécialiste des questions de développement économique et social, et des crises et conflits au Moyen-Orient et dans la Corne de...

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