Alors qu'une partie de la gauche pousse pour imposer la réduction du temps de travail à 32 heures par semaine, l'économiste Eric Heyer de l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) explique qu'il s'agit d'une «formidable arme économique en période de crise ». Mais pour l'adopter définitivement, il faut être prêt à gagner moins d'argent ou à augmenter les impôts, précise-t-il.
Vers la semaine à 32 heures ? "Il faut s'entendre sur ceux qui paieront la contrepartie"

À quand la semaine de quatre jours ? Plus de vingt ans après le passage aux 35 heures, la réduction du temps de travail stimule à nouveau la gauche. À l’exception d'Arnaud Montebourg, la mesure est portée par les Verts, le Parti socialiste, le Parti communiste et la France Insoumise en vue de la présidentielle de 2022. Ce jeudi 14 octobre, la CGT a également lancé une campagne pour porter l'idée d'une semaine de travail à 32 heures. Est-ce une mesure efficiente ? « C'est une formidable arme économique en période de crise », explique à Marianne l'économiste à l'OFCE Eric Heyer, qui nuance : « la réduction du temps de travail a un coût qui est assumé soit par les salariés soit par les finances publiques ».Marianne : Alors que le débat de la réduction du temps de travail reprend de la vigueur, les lois Aubry sur les 35 heures ont-elles vraiment permis de créer de l’emploi ?Eric Heyer : Oui, le bilan officiel c’est 350 000 emplois créés. Ce n’est pas la panacée parce qu’il y a toujours 2,5 millions de chômeurs, mais c’est une avancée. Si l'on veut aller plus loin – à 32 heures par exemple – la question est de savoir si les salariés veulent vraiment travailler moins. La réduction du...

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