Bâtir des logements et des bureaux à bas carbone grâce à la mise en œuvre de solutions écologiques concrètes comme l'utilisation du bois
« Une autre manière de construire, avec d’autres matériaux ». La tribune de Guillaume Poitrinal

Ma rencontre avec le bas carbone ? c’était il y a cinq ans, à la veille de la Cop21. Toutes les industries parlaient « carbone » : l’automobile, le train, et même les pétroliers et les gaziers. Moteurs électriques ou hydrogène, vélos, énergie renouvelable,… Toutes les industries… sauf la mienne, la promotion immobilière. Solidement campé sur la certitude qu’un moindre kilowattheure au m2 suffirait à sauver le monde, l’immobilier chassait paisiblement le « gaspi », depuis que le visionnaire Raymond Barre l’avait désigné comme gibier national en 1979. De cette continuité était née la RT2012 : la plus basse consommation d’énergie au m2, sans la moindre considération pour le CO2 émis.

Pour la bonne conscience, labels et bureaucratie à l’appui, on ajouta dans le cassoulet de la bienséance environnementale une multitude d’autres indicateurs : récupération des eaux de pluie, agriculture urbaine, « well being »,… Mais de mesure du carbone, il n’était toujours pas question.

Et puis il y a eu la Cop21. Et quelques esprits éclairés, issus de nos meilleures écoles, commencèrent à faire les comptes. L’immobilier, c’est 20%...

Vidéo : Bug à la pompe essence : le carburant est gratuit !