Alors que Solocal, héritier des annuaires, se bat pour sa survie, les banques et l'Etat semblent aux abonnés absents
«Un fleuron au bout du fusil». La chronique de David Lacombled

Que de chemin parcouru entre la création, par Charles-Louis Havas, de l’Agence des feuilles politiques, en 1835, et ses lointaines descendantes que sont l’AFP, l’agence de publicité Havas, Havas Voyages et Solocal. Avec pour point commun, en plus de leur origine, un même ennemi, Google.

Héritière des Pages jaunes et des annuaires papiers, Solocal connaît une sortie de crise sanitaire particulièrement douloureuse. Le Covid-19 pourrait apporter un coup fatal à l’entreprise, qui emploie 3 500 salariés et qui avait commencé l’année avec une trésorerie exsangue, alors que le marché publicitaire est en baisse significative. N’ayant pas réussi à obtenir un Prêt garanti par l’Etat (PGE), Solocal est sur le point d’être abandonnée aux fonds spéculatifs au terme d’une cinquième restructuration financière en moins de quinze ans. La société devrait passer sous le contrôle de ses créanciers. L’action Solocal s’échangeait à 0,90 euro en juillet 2019. Elle est aujourd’hui à 0,13 euro tendant vers la valorisation promise par les créanciers à 3 centimes. Un pourboire. Autant dire que les actionnaires individuels et familiaux n’auront plus...

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