Uber et la Cour de cassation: un trajet en marche arrière

Réserver son trajet depuis une appli ergonomique, avoir à l’avance une idée de la somme à payer, être conduit par un chauffeur aimable : le meilleur moyen d’apprécier l’apport aux consommateurs des plateformes de VTC est sans nul doute de commander aujourd’hui... un taxi. Comme toujours, la concurrence a stimulé l’innovation, la qualité de service, la maîtrise des tarifs. Et créé des dizaines de milliers d’emplois.

La Cour de cassation l’écrit en effet noir sur blanc, dans son arrêt rendu mercredi et requalifiant en contrat de travail la relation entre Uber et un de ses anciens chauffeurs, « déconnecté » par l’entreprise : celui-ci avait « intégré un service de prestation de transport (...) qui n’existe que grâce à cette plateforme ». Des emplois d’un type inédit, moins protégés que les salariés classiques mais plus libres, sans être tout à fait travailleurs indépendants.

Progrès ou recul ? Le fait est que, si la loi imposait aux plateformes le tout-salariat, la plupart de ces jobs disparaîtraient, pas seulement pour une question de coût mais aussi pour une question de rigidité, sur les horaires de travail par exemple....

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