« La décroissance nous garantit à la fois le non-respect des objectifs “zéro émissions nettes”, une baisse de notre niveau de vie économique moyen et une crise sociale majeure »
«Trois crises nous menacent, et la décroissance n’est une réponse à aucune d’entre elles»

Imaginons un arrêt de l’activité économique aussi fort qu’au mois d’avril, mais qui durerait durant toute l’année. Les émissions de gaz à effet de serre (GES) baisseraient alors d’un tiers, et il resterait deux tiers du chemin à parcourir pour arriver à l’objectif de « zéro émissions nettes » (ZEN). Le confinement de 2020, qui n’a heureusement concerné qu’une fraction de l’année et certaines zones géographiques, aura réduit les émissions de moins de 10 % selon l’Agence internationale de l’énergie. Cet effort a été largement amorti par les mesures de soutien décidées par les gouvernements, qui se traduiront en France par une hausse de la dette publique d’au moins 15 % du PIB, soit près de 20 000 euros par ménage imposable. Autrement dit, cette réduction des émissions de 10 % sera essentiellement payée à crédit.

Les pessimistes en déduiront que rien n’est possible et qu’il vaut mieux renoncer aux objectifs climatiques. Les optimistes en tireront au contraire plusieurs enseignements. D’abord, que la décroissance n’est pas une voie réaliste pour l’objectif ZEN. Ensuite, que l’arrêt de l’économie a pu...

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