Les écrivaines Caroline Laurent, Léonora Miano, Valentine Goby, Léonor de Récondo, ainsi que des auteurs comme Olivier Adam et David Foenkinos signent, aux côtés de figures de l'édition, cette tribune.
TRIBUNE. "Nous ne serons plus celles qui encaissent" : après l'affaire Matzneff, des personnalités du monde littéraire réclament la fin de la "loi du silence"

La publication du Consentement de Vanessa Springora, le 2 janvier 2020, a jeté un froid dans le monde de l'édition. Dans cet ouvrage autobiographique, la nouvelle directrice des éditions Julliard raconte sa relation sous emprise avec l'écrivain Gabriel Matzneff : elle avait 14 ans, lui 50. Dans ses ouvrages, l'auteur a toujours revendiqué son attirance pour les mineurs et sa pratique du tourisme sexuel en Asie, sans que le milieu intellectuel de l'époque ne condamne ses penchants pédophiles. Au-delà du cas de Vanessa Springora, l'affaire Matzneff révèle surtout que le monde littéraire n'est pas exempt de violences sexuelles et sexistes. Editrices, autrices, illustratrices… Dans une enquête publiée sur franceinfo, plusieurs femmes décrivent un milieu poreux au harcèlement et aux agressions sexuelles, qu'elles soient le fait d'auteurs reconnus ou d'éditeurs. Elles espèrent désormais que les langues se délient. Les signataires de cette tribune s'expriment ici librement.

Dans le langage courant, on parle de "tartuffe" pour décrire l'hypocrite, de "don Juan" pour le libertin. Parlera-t-on un jour de "matzneff", avec une minuscule, pour désigner le prédateur...

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