Editorial. L'exercice était périlleux. Mais la convention citoyenne sur le climat a respecté sa feuille de route et s'impose dans sa double dimension, démocratique et écologique.
Traiter de concert urgence climatique et urgence sociale

Editorial du « Monde ». Au moment où l’urgence climatique impose au pays des choix forts, la conclusion des travaux de la convention citoyenne sur le climat apparaît prometteuse. Il n’était pas écrit d’avance que 150 citoyens tirés au sort et réunis à intervalles réguliers dans les locaux du Conseil économique, social et environnemental parviennent, en l’espace de neuf mois, à réaliser ce qui était attendu d’eux : formuler des propositions précises visant à réduire de 40 % les émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2030 « dans un esprit de justice sociale ».

L’exercice était d’autant plus périlleux qu’il intervenait après le rejet de la taxe carbone, dont la montée en puissance, pourtant adoptée à une très large majorité par le Parlement, avait suscité une véritable rébellion populaire. Il était d’autant plus attendu que le président de la République avait investi la convention d’une mission qui dépassait largement le simple cadre consultatif : rédiger un certain nombre de mesures réglementaires et législatives qui pourraient être soumises « sans filtre » aux autorités compétentes. Et...

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