Tracking contre le virus: le choix de la démocratie

Ouf, le gouvernement a fini par accepter qu’un vote des assemblées soit organisé sur la mise en place du tracking, ce suivi individuel de l’épidémie par le biais du téléphone de chacun. Après avoir ouvert la voie à cette solution qui a montré son efficacité en Asie du Sud-Est, là où elle a permis de gérer au mieux la progression du virus, Emmanuel Macron avait paru se mettre sur le reculoir. Lors de sa dernière intervention télévisée, il n’avait plus parlé que d’une éventualité, sur laquelle il faudrait demander leur avis aux assemblées. Un avis « profond », avait précisé juste après l’Elysée. Mais de vote, point.

Une fois de plus, un débat fondamental entre liberté et sécurité risquait d’être escamoté. Par crainte de révéler la fracture qui traverse la majorité parlementaire, et jusqu’au plus haut niveau de la macronie. Une confrontation entre ceux qui, pour sauvegarder leur intimité, préfèrent la contrainte collective d’un déconfinement partiel, et ceux qui acceptent d’aliéner une partie de leur vie privée en échange de leur liberté individuelle de mouvement. Collectif contre individuel, ce balancement n’avait...

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