Thierry Breton, Bruxelles à portée de main

Douze voix contre onze : la première étape du processus de validation de la candidature de Thierry Breton à un poste de Commissaire européen est vraiment passée d’extrême justesse. A une petite voix de majorité, la commission parlementaire chargée d’examiner le CV du candidat français a répondu que sa carrière d’industriel et de patron ne faisait pas naître de risque de conflit d’intérêts, et ne nécessitait pas d’investigation supplémentaire.

Le contraire aurait été une triple défaite. Pour Emmanuel Macron d’abord, qui, avec la fragilisation de la candidature du commissaire français, voit se rapprocher le scénario déjà vécu de l’échec retentissant de Sylvie Goulard. Tout n’est pas encore gagné, Thierry Breton n’en est qu’à l’admissibilité, mais cette première étape envoie un bon signal.

L’inverse aurait aussi été une défaite pour la fonction elle-même de Commissaire européen : refuser, au nom d’un potentiel conflit d’intérêts, qu’un patron industriel intègre la Commission au portefeuille de l’industrie, c’était bannir par principe l’expérience et la compétence à ce poste. C’était dévaloriser a...

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