Ce jeudi 15 juillet, la Cour de Justice de l'Union européenne (CJUE) a rendu un arrêt affirmant que le temps de travail des militaires serait désormais soumis au droit européen, une décision contraire à la doctrine française, selon laquelle les forces armées sont censées être « disponibles en tout temps et tous lieux ». Pour Natacha Polony, directrice de la rédaction de « Marianne », on comprend là que l'Europe a renoncé à toute vision non comptable de l'existence humaine.
Temps de travail des militaires soumis au droit européen : l’Europe organise sa mort

On imagine assez bien la scène, surréaliste à souhait : une offensive, sur un territoire quelconque ; des soldats français protégeant les populations, partant à l’assaut de l’ennemi. Il faut des renforts. Ah ! non, désolé, pas ces hommes-là : ils sont en récup ! Oui, ils étaient sur l’assaut d’hier, ils ont enquillé les heures. Comprenez, mon colonel, on va se faire taper sur les doigts, on n’est pas dans les clous sur le temps de travail. Déjà, la dernière fois, l’attaque de notre ambassade a duré quinze heures, du coup, il y en a deux qui se sont fait une semaine à cinquante-cinq heures, ce n’est pas possible…On se doute qu’on force le trait. Tout ceci est une fiction. On se doute même que les fonctionnaires de Bruxelles et les juges de la Cour de Justice de l’Union européenne qui veulent à toute force soumettre l’armée française à la directive sur le temps de travail n’ont pas l’intention de faire advenir ce délire. D’ailleurs, l’application de ladite directive exclut le temps des opérations. Notre colonel ne se fera taper sur les doigts que lors des exercices. Histoire d’être certain que les soldats, en opération, découvrent les joies du manque de sommeil et du dépassement de...

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